Des planètes extrêmement rares parmi les premières découvertes

NASA/JPL-Caltech

Elles tournent autour de pulsars et ont été détectées dès le début des années 1990. Pourtant, elles s'avèrent être exceptionnelles tant ce type d'astres est particulièrement rare. De plus, les scientifiques ne comprennent pas encore comment elles ont pu se former ni résister aux conditions cataclysmiques qui règnent dans ces systèmes.

En 1995, le monde découvrait 51 Pegasi b, la toute première exoplanète orbitant autour d'une étoile de type Soleil découverte par les astrophysiciens suisses et Didier Queloz, grâce à des observations menées à l'Observatoire de Haute-Provence par la méthode des vitesses radiales. Depuis, plus de 4.000 autres astres sont venus rejoindre le bestiaire de ces planètes extrasolaires. Certaines sont semblables à la Terre, d'autres des géantes gazeuses tournant très proches de leurs étoiles et il pourrait même exister des corps composés tout en diamants ! Une grande diversité donc, mais les planètes les plus rares sont peut-être à rechercher autour d'autres objets que des étoiles typiques : les pulsars.

Premières planètes détectées

En fait, avant même la publication, dans la revue le 1er novembre 1995 de 51 Pegasi b, d'autres planètes avaient déjà été découvertes dès le début 1992 grâce à des observations menées avec le télescope d'Arecibo. Mais comme elles ne tournaient pas autour d'une étoile "classique" et que leur observation était encore sujette à diverses interprétations, la communauté scientifique ne les avait pas considérées comme parfaitement probantes. Depuis, leur existence a été confirmée : il y en aurait au moins trois de masses similaires aux planètes rocheuses du système solaire et en orbite autour d'un pulsar nommé PSR B1257+12. Et leur détection relève sans doute du très très grand coup de chance, tant les planètes autour de ce type d'astre sont rares.

C'est en tout cas ce qu'il apparaît suite à une vaste enquête menée par les astronomes de l'Université de Manchester dont les résultats ont été annoncés au National Astronomy Meeting qui se tient à l'Université de Warwick (Angleterre) du 11 au 15 juillet 2022. Les astronomes ont collecté les observations faites à l'Observatoire de Jodrell Bank, dans le nord-ouest de l'Angleterre, et portant sur 800 pulsars depuis une cinquantaine d'années. Verdict : moins de 0,5 % de tous les pulsars connus pourraient héb[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles