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Piquer une tête au point Nemo, le recoin d’océan le plus isolé sur terre

Vous trouvez qu’il y a toujours trop de monde à la piscine municipale ?

Comme le rapporte le Yorkshire Post, faites comme l’explorateur Chris Brown et son fils Mika : allez nager là où personne ne vous mettra de coup de coude en passant, au “point océanique le plus éloigné de toute terre”, en plein Pacifique sud.

Son nom : le point Nemo. Qui signifie en latin : “personne”.

Cet exploit, explique The Times of India, s’inscrit dans le défi que s’est lancé le Britannique de 61 ans : atteindre les “huit pôles d’inaccessibilité” de la surface du globe.

Sept sont terrestres : ce sont les points les plus éloignés de l’océan, sur chaque continent, en incluant l’Arctique et l’Antarctique. Le point Nemo, c’est l’inverse : c’est “le pôle océanique d’inaccessibilité”.

Les points terrestres les plus proches de ce recoin maritime inhospitalier se situent à 2 688 km. Parmi eux, précise la BBC, figure “un atoll inhabité, l’île Ducie, qui fait partie des îles Pitcairn”, une colonie britannique. La localisation du point Nemo n’a été définie que récemment, en 1992, par l’ingénieur croato-canadien Hrvoje Lukatela.

CARTE COURRIER INTERNATIONAL
CARTE COURRIER INTERNATIONAL

À part quelques navigateurs intrépides en plein tour du monde, quasi personne ne fréquente les parages.

“En fait, poursuit la BBC, les humains les plus proches sont souvent un genre très différent d’explorateurs : les astronautes à bord de la Station spatiale internationale [ISS], qui ne sont qu’à 415 km [du point Nemo] quand ils le survolent.”

Et justement : c’est ici que l’ISS finira sa course, en 2031.

Car depuis les années 1970, le point Nemo est utilisé comme un “cimetière spatial”.

Les Soviétiques, mais aussi les Américains et les Japonais, y ont dirigé de nombreux satellites et autres engins spatiaux devenus obsolètes, notamment la station Mir, qui tapissent désormais ses fonds abyssaux.

Le capitaine Nemo sur le “Nautilus”. Illustration d’Alphonse de Neuville et Édouard Riou, tirée d’une édition de 1871 du roman de Jules Verne “Vingt Mille Lieues sous les mers”.. PHOTO WIKIMEDIA
Le capitaine Nemo sur le “Nautilus”. Illustration d’Alphonse de Neuville et Édouard Riou, tirée d’une édition de 1871 du roman de Jules Verne “Vingt Mille Lieues sous les mers”.. PHOTO WIKIMEDIA

Des fonds qui, dans la littérature, ne sont pas tout à fait déserts.

Jules Verne, raconte le site Big Think, a situé dans cette zone “la base du Nautilus”, le sous-marin du capitaine Nemo, héros de Vingt Mille Lieues sous les mers. D’où le nom choisi par Hrvoje Lukatela.

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