Le pionnier électronique Mika Vainio est mort

Libération.fr
Mika Vainio avait 53 ans.

Moitié du duo iconique Pan Sonic, auteur immensément prolifique en solo, le musicien finlandais Mika Vainio faisait partie des producteurs les plus influents de la musique électronique moderne. Il est mort mercredi en France, à l'âge de 53 ans.

Il avait pour coutume de dire que sa musique préférée était le son d’une fréquence continue à 50 Hz, soit le son de l’électricité dans son plus pur et plus simple appareil. Il était tout à la fois un pionnier de la techno, une icône de la noise, et un père de l’electronica. Son nom n’est pas le mieux identifié de la sphère électronique, mais il en était un innovateur immensément influent, un radical libre, un expérimentateur impénitent. Le musicien finlandais Mika Vainio est décédé mercredi en France à l’âge de 53 ans, a-t-on appris par un communiqué officiel de sa famille publié jeudi.


Né en 1963 à Turku, en Finlande, Mika Vainio avait commencé sa carrière au début des années 80 comme batteur dans divers collectifs de musique bruitiste et industrielle. Egalement féru de dub jamaïcain, c’est la révolution acid house qui détermina pour de bon sa vocation musicale. Il fonda le duo Corporate 09, pionnier de la scène électronique scandinave, participa à l’organisation des rave partys Hyperdelic Housers, et fonda le label Säkhö («électricité», en finnois) avec Tommi Grönlund, un étudiant en architecture féru comme lui de sonorités extrêmes et d’ultra-minimalisme. C’est sous le nom de Ø («diameter») qu’il publia sur le label ses premières œuvres en solo, des exercices de techno industrielle flirtant avec la désolation et la musique conceptuelle.


C’est à une rave qu’il rencontra Ilpo Vaisanen, jeune musicien expérimental originaire de Kuopio avec lequel il fonda rapidement ce qui allait devenir l’un des duos les plus essentiels de l’avant-garde électronique européenne : Panasonic. Autant influencée par la musique concrète que Suicide ou le versant le plus décharné de la techno, la musique du groupe se distinguait autant par son (...)

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