Pierre Ducrozet sauvera-t-il le monde ?

Par Marine de Tilly
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Le Grand Vertige est le quatrième roman de Pierre Ducrozet.
Le Grand Vertige est le quatrième roman de Pierre Ducrozet.

Est-il encore temps de sauver le monde « gentiment » ? c'est-à-dire en discutant, en prévenant, en comprenant, en négociant ? ou faut-il passer à des moyens plus radicaux ? La question ? qui, du reste, se pose à propos de toutes les autres menaces ? concerne, dans le quatrième roman de Pierre Ducrozet, l'écologie. Et la réponse est limpide : c'est « non ». Il va falloir être offensif, très offensif, si l'on ne veut pas crever dans et avec ce monde où « il n'y a plus un recoin des consciences, plus une terre, une ambition qui ne soient irriguées par l'inflammable liquide », écrit Ducrozet, ce monde qui n'est plus qu'un délire « violent et métallique ». C'est l'histoire d'un formidable pari? raté ? et qui, donc, donne le vertige. « Un grand vertige. »

Non pas à cause de la gravité de la situation bio-écologique de la planète ? au moment de l'action, la prise de conscience a bien eu lieu : « On accède enfin à une vision large et unifiée de l'état de la Terre, et il est catastrophique » ?, mais à cause de l'échec de la solution proposée, d'envergure, pourtant (engagement financier : 120 milliards de dollars et plus de 100 gouvernements sur le pont). Mais voilà, le réseau « Télémaque », servi aux quatre coins du globe par une « armée verte » de héros surper-héroïques (géographes, anthropologues, climatologues, botanistes, explorateurs, ingénieurs, architectes?, ) et chargé de résoudre la grande crise, capote. Abrasif et total, engagé, enragé et stimulant ; à la [...] Lire la suite