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Les Philippines se préparent à un « tsunami destructeur » après un puissant séisme

Les Philippines se préparent à un « tsunami destructeur » après un puissant séisme. (photo d’illustration)
© Marco Bottigelli / Getty Images Les Philippines se préparent à un « tsunami destructeur » après un puissant séisme. (photo d’illustration)

PHILIPPINES - Un séisme de magnitude 7,6 a frappé ce samedi 2 décembre l’île de Mindanao, dans le sud des Philippines, au cœur de la soirée.

Depuis, les autorités ont appelé la population à s’éloigner des régions côtières face un risque de « tsunami destructeur ».

Le séisme s’est produit à une profondeur de 32 km à 22h37 à une distance d’environ 21 km au nord-est de Hinatuan, a précisé l’Institut de géophysique américain (USGS).

« Un tsunami destructeur est attendu avec des vagues dont la hauteur présente une menace pour les vies », a déclaré l’Institut philippin de volcanologie et de sismologie sur X.

Il a conseillé aux habitants des provinces de Surigao du Sud et du Davao Oriental d’« évacuer immédiatement » plus à l’intérieur des terres ou vers des terrains plus en altitude. Les propriétaires de bateaux ont été appelés à mettre leurs embarcations en sécurité.

Des répliques, dont une a atteint la magnitude de 6.4, ont ensuite continué à secouer la région, selon l’USGS.

Ni victimes, ni dégâts n’ont été signalé dans l’immédiat, mais selon l’officier de police Joseph Lamba à Hinatuan, le séisme a été « très fort », comme on peut le voir sur des vidéos publiées sur X (attention, images pouvant heurter).

Un séisme qui a duré « quatre minutes »

Le Centre d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique (OTWC), situé à Hawaï, avait également émis une alerte mais a ensuite annoncé qu’elle avait été levée. « Il n’y a plus de menace d’un tsunami en raison de ce séisme », indique l’OTWC dans un message diffusé à 16h45 GMT.

L’institut philippin de sismologie a lui maintenu son alerte.

« Les gens évacuent en raison de l’alerte au tsunami », a-t-il indiqué, précisant que 45 000 habitants avaient reçu l’ordre de quitter leurs habitations et que nombre d’entre eux tentaient de gagner des terres plus en altitude, à pied ou en voiture.

Dyl Constantino, 25 ans, se trouvait sur l’île de Siargo, au nord-est de Mindanao, quand le séisme s’est produit. « C’est le tremblement de terre le plus long et le plus fort que j’ai jamais vécu, il a probablement duré près de quatre minutes », a-t-il assuré à l’AFP. « Nous sommes tous habitués aux tremblements de terre mais celui-ci était différent parce que les portes tremblaient vraiment et nous avons tous paniqué », a-t-il ajouté.

Dans la ville de Davao, la côte est surveillée de près. « La marée est encore haute et nous ne remarquons rien d’inhabituel », a déclaré Anna Quinones, responsable en charge des catastrophes naturelles et qui surveille le risque de tsunami.

Des tremblements de terre se produisent quotidiennement aux Philippines, l’archipel se situant sur la « ceinture de feu » du Pacifique, une zone d’activité sismique et volcanique intense qui s’étend du Japon au bassin du Pacifique en passant par l’Asie du Sud-Est.

La plupart sont trop faibles pour être ressentis par les humains. Un séisme de magnitude 6,7 a déjà frappé la région de l’île de Mindanao le 17 novembre, faisant au moins neuf morts.

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