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Peut-on vraiment parler d’avortement sur les réseaux sociaux ?

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Quand j’avais 20 ans, j’ai passé une année scolaire aux États-Unis. C’est là que j’ai pris conscience que des gens pouvaient être contre l’avortement. Ce n’était pas vraiment un sujet qui me préoccupait jusqu’ici, par privilège et par naïveté. Je n’étais pas inquiète, parce qu’il était évident que c’était un choix qui me serait toujours proposé.

Et puis j’ai étudié une dizaine de mois dans un pays où cette évidence n’existait pas. J’ai eu des conversations tendues avec d’autres filles de mon âge ; croisé la route de plusieurs manifestations anti-IVG ; un jour, on a même glissé dans mon sac un DVD contenant des séquences très gores, présentées comme les conséquences d’un avortement raté. Je suis rentrée en France en me disant qu’au moins, tout ça n’arriverait jamais par chez moi.

La semaine dernière, en sortant faire mes courses, je suis tombée sur une affiche contre l’avortement dans la rue. En rentrant à la maison, j’ai lu un rapport publié par la Fondation des Femmes sur la montée en puissance des contenus anti-IVG francophones sur les réseaux sociaux.

Ce militantisme en ligne ne s’exprime pas tout à fait de la même manière qu’aux États-Unis (dont j’ai déjà beaucoup parlé en 2022 et 2023, suite à

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Crédits photos de l'image de une : Un test de grossesse. // Source : Canva