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"On peut souffler": le père de Maël soulagé après la décision de changer d'école l'élève mis en cause

Mickaël Gautier, père de Maël, sur BFMTV ce jeudi 2 mars 2023. - Capture d'écran
Mickaël Gautier, père de Maël, sur BFMTV ce jeudi 2 mars 2023. - Capture d'écran

C'est pour lui "un gros soulagement". "Après trois mois de déscolarisation, on peut souffler", confie sur BFMTV Mickaël Gautier. La décision a été annoncée ce mercredi dans un communiqué de l'académie de Dijon: l'élève mise en cause dans le harcèlement de son fils Maël* va changer d'école.

Cela ouvre la voie à un retour de ce garçon de 10 ans, en classe de CM2, dans son école des Bizots, en Saône-et-Loire.

"Ce matin, il avait le sourire: il a hâte de retrouver de ses copains", affirme Mickaël Gautier ce jeudi.

"Ce n'est pas à une victime de se rabaisser encore plus"

Maël avait été déscolarisé suite au harcèlement quasi-quotidien de la part de l'un de ses camarades de classe. "On a découvert ça en 2021 mais ça faisait déjà deux ans que ça durait, on n'avait rien vu: les enfants savent très bien cacher ce qu'il se passe à l'école pour ne pas nous inquiéter", raconte Mickaël Gautier.

S'engage alors une longue bataille administrative, selon ce père de famille. "Ça a été un combat pour faire reconnaître le harcèlement scolaire par l'Éducation nationale et ensuite ça a été un combat pour que l'autre famille parte", explique-t-il.

En effet, une des solutions proposées à la famille du jeune Maël était de le changer d'établissement. Une hypothèse refusée par ses parents. "Pour moi ce n'est pas à une victime de se rabaisser encore plus et de subir ça", se justifie Mickaël Gautier.

Penser aux "répercussions"

Finalement, la famille de l'élève mis en cause a accepté de changer d'école. Mickaël Gautier espère ainsi un retour de son fils à l'école le plus tôt possible. "J'espère dès lundi mais je n'ai pas eu de nouveaux appels du recteur ou de l'académie", explique-t-il.

"Il faut aussi d'abord qu'on rencontre un peu tout le monde parce qu'on réfléchit aux répercussions que ça peut avoir", ajoute-t-il.

Comme l'a appris BFMTV ce mercredi, Brigitte Macron, engagée sur la question du harcèlement scolaire, va rencontrer prochainement les parents de Maël. "On va mettre nos idées sur la table car ça nous a impacté pendant un an et on se dit qu'il n'y a pas que Maël", affirme Mickaël Gautier.

"Si on peut aider pour entraîner du changement au niveau de l'Éducation nationale", conclut le père de famille, regrettant qu'il n'existe pas "de loi pour protéger les victimes dans les écoles".

Article original publié sur BFMTV.com