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"On peut mieux s’entraîner": ce collège de la Somme teste déjà les classes en demi-groupe

Gabriel Attal rend sa copie. Ce mardi, le ministre de l'Éducation profite de la publication du classement international Pisa, dont les dernières éditions ont jeté une lumière crue sur le niveau des élèves français et les performances du système éducatif français, pour promouvoir son "choc des savoirs", une kyrielle de "mesures fortes" pour relever le niveau des élèves.

Recours plus facile au redoublement, retour des groupes de niveaux, révision des programmes ou encore labellisation des manuels scolaires: telles sont quelques unes des pistes explorées depuis huit semaines par le ministre de l'Éducation nationale.

En France, plusieurs établissements innovent déjà afin d'accompagner au mieux leurs élèves et de réduire au maximum les différences de niveaux. Ainsi, au collège Val de Nièvre de Domart-en-Ponthieu, dans le département de la Somme, on a recours depuis maintenant huit ans aux classes en demi-groupe d'une dizaine d'élèves.

Plusieurs étudiants de cet établissement, placé en zone d'éducation prioritaire (ZEP), se réjouissent de cette initiative. "On a moins de personnes qui participent. On peut mieux s’entraîner", "le prof peut mieux nous aider vu qu’il n’y a pas toute la classe", "On arrive mieux à comprendre, c'est mieux expliqué", assurent-ils auprès de BFMTV.

Effets visibles

Dans ce même établissement, le système d'évaluation, nommé "évaluation positive", est également innovant et permet aux élèves qui auraient eu une mauvaise note à une évaluation de réduire ses lacunes.

"Certains élèves qui ont raté leur évaluation ont la possibilité de revenir la travailler, d’abord les éléments bloquants, ensuite repasser l’évaluation et valider la compétence échouée", dit, toujours à BFMTV, Aurélien Dessenne, professeur de mathématiques du collège.

Et ces innovations semblent porter leurs fruits. "Pour la note de l’écrit en mathématiques, on est à +4 points aujourd’hui, et sur l’obtention du brevet on est à près de 93% d’obtention pour la série générale", se réjouit Nicolas Sauvé, principal adjoint.

Des résultats "pas très bons"

Gabriel Attal nommé il y a moins de cinq mois à la tête de l'Education nationale a consulté tous azimuts les organisations représentatives dans le cadre de la mission "exigence des savoirs" afin d'améliorer la position de la France au classement Pisa.

Ces nouvelles mesures qui promettent d'agir comme un "choc des savoirs" pour remédier aux résultats de cette année qui ne s'annoncent "pas très bons" pour la France selon des sources concordantes, devraient entrer en vigueur dès la rentrée prochaine.

Lors de la dernière édition publiée en 2019, les pays asiatiques avaient caracolé en tête - Chine en haut du podium - tandis que la France s'était située dans la moyenne, sans parvenir à réduire le poids de l'origine sociale sur la réussite scolaire de ses élèves.

Pour l'édition 2022, décalée d'un an en raison du Covid, les exercices ont été soumis à 690.000 jeunes de 81 pays et territoires, échantillon représentant 29 millions d'élèves.

Article original publié sur BFMTV.com