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Petits réacteurs nucléaires : Nuward, le rejeton d'EDF, se pose en leader européen

La filiale de l'électricien public vise le marché du remplacement des milliers de centrales à charbon. Un premier démonstrateur est prévu pour 2030.

Cet article est extrait du dossier spécial "Mini-réacteurs nucléaires", disponible dans le mensuel Sciences et Avenir - La Recherche n°924, daté février 2024.

Le chantier maudit de l'EPR de Flamanville - 1.630 mégawatts (MW) -, toujours en cours au bout de seize ans, a montré à EDF que la course à la taille n'est pas toujours la voie pour un nucléaire compétitif. L'électricien public travaille donc aussi depuis 2019 sur un projet d'un réacteur version miniature de l'EPR, au design simplifié, de 170 MW, fonctionnant par paires, soit la puissance des centrales à charbon ou à gaz qu'il a vocation à remplacer.

Nuward est conçu en association avec TechnicAtome et Naval Group, experts en mini-chaudières pour la propulsion nucléaire des sous-marins et porte-avions, mais aussi avec le groupe d'ingénierie Tractebel et le CEA. En misant sur la technologie classique du réacteur à eau pressurisée, le consortium espère aller vite : "Nous profitons de l'expérience acquise, de spécifications déjà connues des autorités de sûreté et d'une filière établie d'approvisionnement du combustible, explique Renaud Crassous, président exécutif de Nuward. Le tout avec le meilleur standard de la troisième génération, une sûreté et une sécurité renforcées. "

L'État a accordé à ce porte-drapeau des petits réacteurs (SMR en anglais) français 500 millions d'euros dans le cadre du plan France 2030, pour un coût de développement de l'ordre du milliard d'euros. Une première étape vers la certification a été franchie en septembre, après la revue conjointe des options de sûreté réalisée conjointement par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et ses homologues finlandais et tchèque.

 Crédit : EDF/NUWARD
Crédit : EDF/NUWARD

Crédit : EDF / Nuward

Plusieurs dizaines de SMR d'ici 2050

Le premier site d'implantation - en France, dans une zone où il y a une centrale - devrait être choisi en février. Le chemin pour l'autorisation complète est encore long - au moins quatre ans. Il s'agit de lancer le chantier d'un premier démonstrateur en 2030, qui doi[...]

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