Perquisitions dans l'enquête sur les dépenses du gouvernement Fillon

L'ancien Premier ministre François Fillon le 11 avril 2015, à Rosny-sous-Bois

Parallèlement à l'affaire des sondages de l'Elysée sous Nicolas Sarkozy, les dépenses de communication du gouvernement Fillon sont à leur tour dans le viseur de la justice.

Des perquisitions, dont une au ministère de la Santé et des Affaires sociales, ont été menées mercredi dans le cadre de l’enquête sur les dépenses de sondages et de communication du gouvernement Fillon. Les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) de la police judiciaire parisienne «ont saisi des pièces comptables visant à éclaircir les circonstances dans lesquelles des marchés publics ont été attribués» et «déterminer s’il y a eu ou non infraction au code des marchés publics», selon une source proche du dossier.

Les dépenses de sondages et de communication des ministères sous le gouvernement Fillon sont l’objet depuis juillet 2014 d’une information judiciaire menée par des juges d’instruction du pôle financier. Cette instruction est ouverte pour favoritisme et détournement de fonds publics, après une enquête préliminaire déclenchée par une première plainte d’Anticor. L’association de lutte contre la corruption se fonde sur un rapport de la Cour des comptes d’octobre 2011 qui épinglait des dysfonctionnements dans les dépenses de communication de plusieurs ministères et de Matignon.

Des sondages «relatifs à l’image personnelle des ministres»

Anticor pointe des sondages, campagnes de communication, conseils stratégiques ou services de «media training» fournis à des ministères sans publicité ni mise en concurrence, d’où les soupçons de favoritisme.

Concernant les «ministères sociaux», la Cour critiquait «l’attribution successive, à un même consultant, de trois marchés d’appui et de conseil en communication pour des prestations d’assistance à différentes autorités ministérielles, en l’absence de toute mesure de publicité et de mise en concurrence». La Cour soulevait aussi la question du «financement, sur deniers publics, de sondages relatifs à l’image (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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