La peine de Djibril Cissé après sa rencontre avec Eric Gerets, ancien coach de l’OM très affaibli

Djibril Cissé (42 ans) est un homme occupé. Retraité depuis l’échec de sa dernière aventure au Panathinaïkos Chicago (D4 américaine) en 2021, l’ancien attaquant jongle entre ses activités de DJ et d’entraîneur des attaquants d'Auxerre, son club formateur. Cette semaine, il était en Belgique pour participer à une conférence à Bruxelles sur les pièges du football professionnel. En marge de cette prise de parole, le vainqueur de la Ligue des champions 2005 s’est exprimé dans le journal La Dernière Heure.

"Ça m’a vraiment fait mal au cœur de le voir comme ça"

Il y raconte notamment ses retrouvailles avec Eric Gerets, en janvier dernier lors des célébrations pour le 125e anniversaire du Standard Liège lors desquelles l’ancien entraîneur avait été honoré comme légende du club. Une rencontre qui l’a ravi autant qu’elle a attristé en raison de l’état de santé dégradé de l’ancien entraîneur de l’OM (2007-2009). Cissé a évolué sous ses ordres pendant un an avant de partir de prêt à Sunderland lors de la saison 2008-2009.

"Oui, nous nous sommes vus", explique l’ancien international français (41 sélections, 9 buts). "J’étais très heureux de le voir. C’était inattendu, pour moi et pour lui. Il y avait beaucoup d’émotion. Il sait que j’ai quitté Marseille parce qu’il m’a mis un peu trop sur le banc, mais je ne lui en veux absolument pas. Et ça m’a vraiment fait mal au cœur de le voir comme ça. Je veux me souvenir du Marseillais Eric Gerets, qui n’avait pas peur de s’approcher des joueurs et de dire ce qu’il avait à dire. Il savait faire un câlin quand il en avait besoin, mais aussi hurler quand il le ressentait. C’est l’image que j’ai de lui. Je ne garde que les bons moments."

Victime d’une hémorragie cérébrale en 2012 alors qu’il était sur le banc du club qatari de Lekhwiya au Qatar, Eric Gerets est resté très diminué par cet épisode. "J’ai l’impression que ça empire", confiait, en 2022, l’ancien joueur de Liège et du PSV Eindhoven. "Le plus dur, c’est le corps qui ne suit plus. Je peine à rester en équilibre et je tombe plusieurs fois par jour. Quand je me casse la figure une dixième fois dans la journée, je me demande ce que je fous là. Mais je vis encore."

Article original publié sur RMC Sport