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Le patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, convoqué après le raté spectaculaire du train Paris-Clermont

Jean-Pierre Farandou, ici à la Gare de l’Est à Paris, le 12 décembre 2023.
ALAIN JOCARD / AFP Jean-Pierre Farandou, ici à la Gare de l’Est à Paris, le 12 décembre 2023.

SNCF - L’incident, de nuit et par grand froid, avait fait parler. Le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu a annoncé ce mardi 23 janvier à l’AFP avoir convoqué le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou après la panne d’une locomotive sur le Paris-Clermont, qui a bloqué 700 voyageurs toute une nuit dans un train vendredi 19 janvier.

Jean-Pierre Farandou « devra vendredi me proposer un plan de mesures concrètes et immédiates » pour cette ligne régulièrement touchée par des incidents, a indiqué Christophe Béchu, précisant qu’il partagerait le contenu de ce plan « d’ici quinze jours avec les élus et les acteurs du terrain ».

« Ce qu’ont vécu les usagers de la SNCF vendredi sur la ligne Paris-Clermont est non seulement insupportable, mais s’ajoute aux différents incidents bien trop fréquents sur cette ligne », a insisté le ministre, dont le périmètre englobe également les Transports.

« Cette situation ne peut plus durer », a-t-il ajouté. Vendredi dernier, un train parti à 18h57 de Paris, n’est arrivé à Clermont qu’à 6h du matin le lendemain, avec plus de sept heures de retard.

Un train sans chauffage, ni électricité, ni eau

Le train, dont la locomotive est tombée en panne, a dû être dépanné jusqu’en gare de Montargis où des plateaux-repas ont été distribués, avant de poursuivre sa route jusqu’à sa destination finale plus tard dans la nuit. Des passagers ont partagé sur les réseaux sociaux leur désarroi dans un train sans chauffage, ni électricité, ni eau.

Selon le journal La Montagne, Emmanuel Macron lui-même a demandé « des explications immédiates » et que des « sanctions soient prises ».

La ligne Intercités Paris-Clermont est connue pour ses retards à répétition, régulièrement dénoncés par ses usagers. Un programme de modernisation de la ligne a été lancé avec notamment l’arrivée de nouveaux trains, baptisés « Oxygène », dont la livraison est prévue pour 2026.

L’État a également engagé des travaux sur la ligne à hauteur d’un milliard d’euros, dont une première tranche a été débloquée par l’ancien ministre délégué aux Transports Clément Beaune en novembre.

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