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Patrick Stefanini estime que "l'AME n'est pas un facteur d'attractivité en France"

Un constat qui déplaît forcément à sa famille politique. "Je ne crois pas qu'on immigre en France pour bénéficier de l'AME (Aide médicale de l'État)", déclare ce mercredi 6 décembre Patrick Stefanini sur BFMTV-RMC. Une analyse en droite ligne d'un rapport que cette figure du parti Les Républicains a rendu cette semaine avec l'ancien ministre socialiste Claude Évin, mais à rebours de la position des sénateurs LR.

Ces derniers ont supprimé cette aide permettant aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier de soins, pour la transformer en un dispositif plus restrictif, l'aide médicale d'urgence (AMU), lors de l'examen du projet de loi immigration. L'AME a ensuite été rétablie lors du passage du texte en commission des lois à l'Assemblée nationale, la semaine dernière.

"L'AME contribue au maintien dans la clandestinité"

"Dans le rapport, nous écrivons que l'AME n'est pas un facteur d'attractivité en France", rappelle Patrick Stefanini, qui a été secrétaire général du ministère de l'Immigration, de l'Intégration et de l'Identité nationale sous Nicolas Sarkozy. Avant de mettre en avant d'autres motifs d'immigration en France:

"On immigre en France parce qu'on connaît quelqu'un dans la diaspora de son pays d'origine qui est installé en France, qu'on est francophone, qu'on sait qu'on pourrait y recevoir une aide, qu'on sait qu'on pourrait y recevoir une aide, qu'on vient d'un pays qui était autrefois une colonie française." Patrick Stefanini juge cependant que "l'AME contribue au maintien dans la clandestinité."

Si le rapport qu'il a remis avec Claude Évin au gouvernement souligne "l'utilité sanitaire" de l'AME, il propose toutefois plusieurs pistes "d'adaptations". Parmi elles: le fait de retirer le droit à l'AME aux "personnes frappées de mesures d'éloignement pour motif d'ordre public" ou celui de resserrer certains "critères d'éligibilité".

De son côté le gouvernement est prêt à examiner une "évolution" de l'AME. Ainsi, "les propositions formulées par les rapporteurs pourront faire l'objet d'une évolution réglementaire ou législative dans un texte spécifique".

Article original publié sur BFMTV.com