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Parti travailliste : "Les conservateurs pensent qu'enfreindre la loi n'empêche pas de faire la loi"

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Après des mois de scandale, Boris Johnson a finalement sauvé son poste. Le Premier ministre britannique a gagné lundi soir un vote de défiance provoqué par une fronde de son Parti conservateur après le scandale du "partygate".

"Le vote de confiance pour que Boris Johnson reste leader du parti est de 211 voix pour et 148 voix contre", a déclaré Graham Brady, le président du comité 1922 du Parti conservateur.

Ce vote a surtout montré les divisions profondes au sein du Parti conservateur. Deux ans et demi après sa victoire triomphante, le dirigeant de 57 ans est de plus en plus contesté après une série de scandales, dont celui du "partygate", ces fêtes organisées régulièrement à Downing Street durant le confinement.

"Résultat convaincant", selon Boris Johnson

Le dirigeant britannique s'est toutefois empressé de saluer un "résultat convaincant" : "Je pense que c'est un résultat convaincant, un résultat décisif. Et cela signifie qu'avec le gouvernement, nous pouvons aller de l'avant et nous concentrer sur les choses qui, je pense, comptent vraiment pour les gens."

"Ils pensent désormais qu'enfreindre la loi n'empêche pas de faire la loi"

De son côté, le chef de l'opposition travailliste, Keir Starmer, a estimé que Boris Johnson était "totalement inapte à la fonction" et critiqué des "conservateurs divisés, occupés à maintenir au pouvoir Boris Johnson, sans projet".

"Les députés conservateurs ont fait leur choix ce soir. Ils ont ignoré le peuple britannique et se sont attachés à Boris Johnson et à tout ce qu'il représente. Le gouvernement conservateur pense désormais qu'enfreindre la loi n'empêche pas de faire la loi", a déclaré le leader de l'opposition.

La réaction de la presse britannique

Le vote dominait les unes des journaux britanniques mardi, le Times décrivant Johnson comme "un vainqueur blessé" et rappelant que Theresa May avait survécu en 2018 à une motion de défiance avec une marge plus large, avant de démissionner quelques mois plus tard.

"Le PM s'accroche au pouvoir après l'humiliation du vote", a estimé le Guardian, tandis que le Daily Mirror, qui a contribué à la révélation de l'affaire du "Partygate", a simplement titré : "La fête est finie, Boris".

Le Financial Times jugeait pour sa part que sa faible marge "l'a gravement endommagé et a révélé l'ampleur de la division et de l'animosité au sein de son parti".

Un an de répit ?

Boris Johnson a jusqu'à présent totalement refusé de démissionner.

Après des semaines de spéculations, les événements se sont précipités lundi matin lorsque l'organisation du vote a été annoncée, plus de 54 députés demandant le départ de leur chef.

En cas de défaite, une élection interne aurait été convoquée pour désigner un nouveau leader du parti, qui serait devenu chef du gouvernement, dans un contexte délicat de guerre en Ukraine et d'inflation au plus haut depuis 40 ans.

Victorieux, Boris Johnson ne peut pas être visé par une autre motion de défiance pendant un an, selon les règles actuelles.

Les répercussions du "partygate" ne sont toutefois pas finies. Après la police et la haute-fonctionnaire Sue Gray, une autre enquête est prévue, celle-ci parlementaire. Si cette dernière conclut, a priori à l'automne, que Boris Johnson a trompé la Chambre des Communes en affirmant ne pas avoir enfreint les règles, il est censé démissionner.

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