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Le Parlement européen appelle pour la première fois à un "cessez-le-feu permanent" à Gaza

Le Parlement européen appelle à un "cessez-le-feu permanent" dans la bande de Gaza. Les eurodéputés ont adopté jeudi une résolution en ce sens mais qui n’est pas contraignante.

Toutefois, ce texte marque un changement significatif par rapport à la position précédente du Parlement, adoptée en octobre, qui appelait à une "pause" humanitaire afin d'accélérer l'acheminement de l'aide aux civils de Gaza.

Ce votel intervient alors que les combats à Gaza ont entraîné la mort de plus de 24 000 personnes, selon le ministère de la Santé dirigé par le Hamas.

Alors que les groupes de gauche et les centristes de l'hémicycle avaient ouvertement soutenu l'appel au cessez-le-feu, les membres du Parti populaire européen (PPE), première force politique dans l'hémicycle, avaient exprimé des réserves.

La résolution a été adoptée après l'approbation d'un amendement précisant qu'un cessez-le-feu devrait être subordonné à la libération de tous les otages détenus à Gaza et au "démantèlement" du Hamas, désigné comme une organisation terroriste par l'UE.

"Une paix durable ne peut exister tant que le Hamas et d'autres groupes terroristes détournent la cause palestinienne et menacent l'existence d'Israël, la seule démocratie de la région", a expliqué mardi l’eurodéputé Antonio López-Istúriz (PPE).

Plusieurs versions du texte ont été déposées en prévision du vote, reflétant la divergence des points de vue dans l'hémicycle.

Hilde Vautmans, eurodéputée du groupe Renew Europe, a exhorté l'hémicycle à trouver une unité après des heures de négociation ces derniers jours, ce qui témoigne des difficultés politiques dans ce dossier.

La parlementaire belge estimait avant le vote que la "crédibilité internationale" de l'UE était en jeu.

Les 27 dirigeants de l'Union n'ont pas encore décidé à l'unanimité d'appeler à un cessez-le-feu, malgré les appels de la Belgique, de l'Espagne et de l'Irlande. Jusqu'à présent, la ligne officielle des 27 reste axée sur des "pauses et des corridors humanitaires".