Paris : ces tags de cercueils de « soldats français en Ukraine », une possible nouvelle affaire d’ingérence étrangère

La police a déjà pu établir un lien entre l’affaire des faux cercueils déposés au pied de la tour Eiffel et celles des « mains rouges » sur le Mur des Justes.

Faux cercueils déposés près de la tour Eiffel, mains rouges sur le Mur des Justes, étoiles de David, et désormais des tags de cercueils… Trois personnes, de nationalité moldave, ont été interpellées dans la nuit du vendredi 7 à ce samedi 8 juin après la découverte, sur des murs du 7e arrondissement de Paris, de dessins de cercueils de « soldats français en Ukraine ». D’après BFMTV et Le Monde, il pourrait s’agir d’une nouvelle opération de déstabilisation prorusse.

Faux cercueils à la Tour Eiffel et « mains rouges » au Mur des Justes : la police fait le lien entre les deux affaires

Les trois suspects ont été placés en garde à vue dans les locaux de la Sûreté territoriale, rapporte BFMTV. Une enquête a été ouverte pour « déterminer leurs motivations » et leurs liens avec de précédentes affaires d’ingérence étrangère.

Un « collectif artistique ukrainien » nommé Mriya

D’après le parquet de Paris, contacté par Le Parisien, les hommes avaient des pochoirs et de la peinture sur eux lors de l’interpellation. Ils auraient été « payés 200 à 300 euros » pour inscrire ces tags avant de rentrer en Moldavie.

Le Monde révélait le 3 juin que les enquêteurs avaient fait un lien entre l’affaire des faux cercueils découverts le 1er juin près de la tour Eiffel et celle des « mains rouges » sur le Mur des Justes du Mémorial de la Shoah à Paris, dégradé dans la nuit du 13 au 14 mai. Les trois suspects des « faux cercueils » étaient en effet en contact avec un ressortissant bulgare de 34 ans accusé d’avoir tagué le Mur des Justes.

Pour le quotidien du soir, « le lien entre les personnes ayant déposé les cercueils et celles ayant peint les inscriptions apparues le 7 juin au matin ne fait guère plus de doute ». Ces soupçons reposent notamment sur un message, reçu par le journal de la part d’un « collectif artistique ukrainien » nommé Mriya (qui signifie « paix » en Ukrainien) ayant revendiqué l’affaire du dépôt des cercueils. Ce collectif annonçait d’autres actions à venir. D’autres médias, à l’instar de BFMTV, ont reçu le même message énigmatique.

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