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Paris saisit la justice après les insultes homophobes des ultras du PSG visant Anne Hidalgo

Anne Hidalgo, ici à l’Hôtel des Invalides à Paris, le 5 janvier 2024.
LUDOVIC MARIN / AFP Anne Hidalgo, ici à l’Hôtel des Invalides à Paris, le 5 janvier 2024.

JUSTICE - Ce nouvel épisode ne va pas renforcer les liens entre le PSG et la mairie. La Ville de Paris a indiqué ce mardi 13 février avoir saisi la justice après les chants homophobes et les insultes sexistes des ultras du PSG visant la maire, Anne Hidalgo, samedi au Parc des Princes, sur fond de conflit autour de l’avenir du club dans ce stade.

Les faits se sont déroulés lors du match de Ligue 1 contre Lille. « Sans le PSG, le Parc n’a plus de princes », « Hidalgo tue Paris et sa magie » ou « récupéré par les politiques, un stade pour le peuple », était-il écrit sur des banderoles.

ALAIN JOCARD / AFP
ALAIN JOCARD / AFP

Les ultras parisiens ont également chanté à plusieurs reprises « Hidalgo démission » et l’ont insultée, obligeant le speaker du stade à reprendre la parole après l’avoir prise une première fois avant le match à cause de chants homophobes.

« Par l’intermédiaire de son avocat, la Ville (de Paris) a saisi la justice afin que la lumière soit faite sur ces événements et que toutes les responsabilités soient tirées », a annoncé ce mardi la Ville dans un communiqué.

Anne Hidalgo va, par ailleurs, déposer plainte en son nom pour « injure publique » avec constitution de partie civile et la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) sera également saisie, selon le communiqué.

Le PSG estime avoir maintenu « une atmosphère de tolérance » dans le stade

Au sein du PSG, une source a souligné auprès de l’AFP que le club avait, samedi, « fait tout ce qu’il fallait pour maintenir dans le stade une atmosphère de tolérance et d’entente » : « Notre speaker a pris la parole dès que ces chants ont résonné et ils ont cessé immédiatement ».

Si l’on ajoute les « actions de pédagogie et d’anticipation », les « messages diffusés pour rappeler les règles » et le « dialogue permanent avec les supporters », « on a fait le job », a ajouté cette source. « C’était une ambiance un peu électrique à cause de l’actualité du stade mais ça a été maîtrisé », a-t-elle conclu.

Jeudi, le président du PSG, Nasser Al-Khelaifi, avait affirmé vouloir quitter le Parc des Princes face au refus de la mairie de Paris de lui vendre l’enceinte. Si bien que l’option de la construction d’une nouvelle enceinte en Île-de-France revient avec de plus en plus d’insistance sur la table.

Le club parisien, engagé jusqu’à fin 2043 dans un bail emphytéotique de trente ans avec la Ville, propriétaire, considère l’acquisition du stade indispensable pour mener à bien son projet d’agrandissement à 60 000 places, contre environ 48 000 actuellement.

Mais la mairie souhaite garder public ce bâtiment emblématique du patrimoine parisien, qui existe depuis 1897 et a accueilli 54 arrivées du Tour de France, préférant l’option de travaux pour agrandir la capacité d’accueil, comme c’est le cas à Roland-Garros et au Parc des expositions.

Depuis des mois, la situation ne cesse de se tendre devant le blocage persistant du dossier.

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