Parents séparés et confinement : « Une adaptation au jour le jour »

Amandine Seguin

Le confinement pèse sur les déplacements et l’organisation des gardes alternées. Voici les conseils d’une avocate pour gérer au mieux cette période.

Claire* a dû se résoudre à laisser ses trois enfants chez leur père, le temps du confinement. Au début, cette infirmière faisait des allers-retours entre l’hôpital et le domicile de sa mère, qui les gardait pendant qu’elle travaillait. Mais son emploi du temps et son exposition à des patients infectés par le Covid-19 lui ont fait prendre cette décision compliquée. C’est « un déchirement », même si elle échange avec eux, aussi régulièrement qu’elle le peut.

Les parents séparés ont été contraints de s’organiser rapidement avec la mise en place des mesures de confinement. « Selon les dispositions réglementaires, les déplacements de l’enfant chez l’un et l’autre de ses parents sont maintenus, mais strictement encadrés », explique Elsa Costa-Attal, avocate au Barreau de Paris à ELLE.

Comment s’organiser ?

« Le principe est de respecter au maximum ce qui est fixé par convention ou jugement, à défaut d’un accord entre les parents », précise l’avocate parisienne. Il est donc tout à fait possible de redéfinir un cadre qui correspond à chacun, pour cette période si spéciale. Si pour de multiples raisons, il n’est plus possible d’alterner l’hébergement, « il est aussi envisageable, une fois le confinement levé, d’instaurer des mécanismes de compensation pour le parent « privé » de son enfant », suggère l’avocate. « Ce sont les parents qui décident en premier lieu, mais il est bien d’établir un écrit...

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