Pap Ndiaye très ému en évoquant le suicide du jeune Lucas

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POLITIQUE - « Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? » Interrogé lors des questions au gouvernement sur le suicide tragique du jeune Lucas dans les Vosges, ce mercredi 18 janvier au Sénat, le ministre de l’Éducation nationale Pap Ndiaye n’a pas réussi à réprimer ses larmes.

« Quand un enfant met fin à ses jours, il n’y a pas de mots pour dire l’émotion, le chagrin, la douleur », a commencé — des sanglots dans la voix — le ministre, questionné par la sénatrice écologiste Mélanie Vogel, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

« J’adresse mes pensées les plus émues à ses parents, à ses proches, à ses amis », a poursuivi Pap Ndiaye, qui estime que ce drame « montre que la lutte contre le harcèlement scolaire, la lutte contre l’homophobie – parce que l’homophobie tue –, doit demeurer une priorité du gouvernement ».

Malgré l’émotion, le ministre de l’Éducation nationale a annoncé avoir généralisé dans toutes les académies « des groupes de sensibilisation, de prévention et d’action contre toutes les LGBTphobies », et que son administration était « pleinement engagée » à la matière.

Une enquête a été ouverte, samedi 7 janvier après le suicide de Lucas, un adolescent de 13 ans. Selon sa famille, il était victime de harcèlement scolaire et d’homophobie dans son collège situé à Golbey, près d’Épinal.

Les proches de Lucas, qui n’avaient pas porté plainte, ont dénoncé dans leurs auditions « des faits de harcèlement commis par des élèves de son collège, en raison de son homosexualité, depuis plusieurs mois », a précisé le procureur de la République. Ce qui a conduit la sénatrice EELV Mélanie Vogel à interpeller Pap Ndiaye sur le sujet.

« Pourquoi, en 2023, en France, un gamin homosexuel en arrive à se suicider ? Parce qu’à envisager une vie de moqueries et de haine, on en arrive à ne plus imaginer de vie du tout ! », a déclaré l’élue écolo, en mettant en avant son expérience personnelle et en dénonçant les responsables politiques qui prennent « pour boucs émissaires » les personnes LGBT.

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