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Panayotis Pascot : "Avant le tournage de De Grâce, je ne dormais pas" (Arte)

Votre personnage essaie de jouer les costauds et refuse, dans un premier temps, de suivre la voie tracée par son père (campé par Olivier Gourmet), un docker respecté de tous. Y avait-il une jubilation à jouer ce rôle ?

Panayotis Pascot : J’ai trouvé mon personnage assez tard. Longtemps, je l’ai vu comme un petit con et j’avais du mal à avoir de l’empathie pour lui. Puis j’ai compris qu’il était harassé, qu’il peinait à trouver sa voie. Il hésite sans cesse entre se battre pour quelque chose et fuir. C’est étonnant de voir à quel point il veut tout comprendre de sa famille, l’aider, et essayer de résoudre ses mystères, car c’est aussi une série sur les non-dits. Cela me touche personnellement (c’est en effet le sujet de La prochaine fois que tu mordras la poussière, livre que l’acteur a publié en août 2023 et vendu à plus de 225 000 exemplaires, ndlr). Je le vois en fait comme un faux petit con, hypersensible, qui joue les coriaces.

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Vous dites avoir demandé des conseils sur le tournage à Astrid Whettnall, qui joue Laurence, votre mère. Pourquoi ?

C’était la première fois que je jouais un rôle dramatique aussi important. Simon est un taiseux. Ce que je ne suis pas vraiment. Avant le tournage, je ne dormais pas. Je me demandais : « Mais pourquoi j’ai fait ça ? » J’étais dans l’insécurité, ce qui se ressent dans la série, et la sert, aussi.

Olivier Gourmet vous a-t-il aussi servi de père de substitution, sur ce tournage ?

Avec Olivier, il y a un petit clin d’oeil, de loin. Ça fait super plaisir… Quand il débarque avec son café et qu’il te fait ce petit signe, c’est juste waouh ! (Rires)

De grâce, jeudi 8 février à 20h55 sur Arte

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