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Oudéa-Castéra se rendra à Littré, l’ancienne école publique de son fils, mardi matin

La ministre de l’Éducation Amélie Oudéa-Castéra se trouve au cœur d’une polémique après avoir maladroitement défendu l’inscription de ses enfants dans l’établissement privé Stanislas, à Paris.
LUDOVIC MARIN / AFP La ministre de l’Éducation Amélie Oudéa-Castéra se trouve au cœur d’une polémique après avoir maladroitement défendu l’inscription de ses enfants dans l’établissement privé Stanislas, à Paris.

POLITIQUE - Va-t-elle réussir à se sortir de cette polémique ? Au cœur d’appels à la démission après ses propos sur l’école publique et la scolarisation de ses enfants dans le privé, la ministre de l’Éducation Amélie Oudéa-Castéra se rendra mardi 16 janvier à l’école publique Littré, où son fils a été scolarisé.

Oudéa-Castéra : pourquoi le collège-lycée Stanislas concentre les regards et la polémique

La visite aura lieu « en fin de matinée », « pour aller à la rencontre des professeurs et l’équipe dirigeante de l’établissement, et échanger avec eux », ont précisé des sources à l’AFP ce lundi, confirmant des informations de la chaîne BFMTV.

Interrogée sur la scolarisation de ses enfants dans un établissement privé controversé, la ministre avait heurté les profs et syndicats en expliquant en avoir « eu marre, comme des centaines de milliers de familles » de voir des « paquets d’heures » d’enseignement non remplacées dans l’école publique où son fils était scolarisé.

La ministre accusée d’avoir menti

Le quotidien Libération a révélé dimanche que seul le fils aîné d’Amélie Oudéa-Castéra a été brièvement scolarisé dans le public, en petite section de maternelle. Le journal rapporte un témoignage de son enseignante d’alors, en 2009 dans l’école publique Littré, dans le VIe arrondissement de Paris.

Selon ce témoignage, Amélie Oudéa-Castéra et son mari ont décidé d’envoyer leur fils dans l’établissement privé Stanislas, proche de leur domicile, parce que l’école Littré avait refusé un passage anticipé de leur fils en moyenne section, jugeant l’élève encore trop petit, et non pas en raison de non-remplacement de profs.

Dans une lettre à la ministre publiée par Libération lundi soir, des parents d’élèves ou anciens élèves de l’école Littré défendent aussi cet établissement et critiquent des propos « généraux », « réducteurs » et « stigmatisants ». Ils font part de leur « plus profond attachement à l’école de la République et notamment à notre école Littré, si injustement mise en cause pour les besoins de votre situation personnelle et individuelle ».

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