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Oudéa-Castéra : sa défense sur ses enfants dans le privé remise en cause par un témoignage

Amélie Oudéa-Castéra, ministre de l’Éducation, dans la tourmente au sujet de ses enfants scolarisés dans le privé.
ALAIN JOCARD / AFP Amélie Oudéa-Castéra, ministre de l’Éducation, dans la tourmente au sujet de ses enfants scolarisés dans le privé.

POLITIQUE - La polémique continue. D’après les révélations de Libération ce dimanche 14 janvier, le choix de la nouvelle ministre de l’Éducation Amélie Oudéa-Castéra de scolariser ses enfants dans le privé n’était pas lié à des problèmes de non-remplacements de professeurs comme elle l’a affirmé.

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Tout juste nommée, Amélie Oudéa-Castéra a soulevé une polémique vendredi en justifiant sa décision de transférer ses enfants dans le privé par sa « frustration » devant « les paquets d’heures » d’enseignement non remplacées lors des absences de professeurs à l’école publique.

Selon le quotidien, seul le fils aîné d’Amélie Oudéa-Castéra a été brièvement scolarisé dans le public, en petite section de maternelle. Le journal rapporte un témoignage de son enseignante d’alors, en 2009 dans l’école publique Littré, dans le VIe arrondissement de Paris.

La ministre « dément catégoriquement »

Selon ce témoignage, Amélie Oudéa-Castéra et son mari ont décidé d’envoyer leur fils dans l’établissement privé Stanislas, proche de leur domicile, parce que l’école Littré avait refusé un passage anticipé de leur fils en moyenne section, jugeant l’élève encore trop petit. Et pas pour un problème d’absence, selon ce témoignage.

« La ministre de l’Éducation nationale dément catégoriquement les propos rapportés par Libération », a fait savoir son entourage à l’AFP. « On peut s’interroger sur l’intention liée à ces propos inexacts, déplacés et blessants pour des parents sur leur enfant près de 15 ans plus tard », a-t-on indiqué de même source.

« Comme tous les parents, Amélie Oudéa-Castéra et Frédéric Oudéa ont toujours eu comme priorité le bien-être de leur enfant et sous-entendre qu’ils auraient fait un choix qui irait à l’encontre de leurs valeurs et de l’épanouissement de leur petit garçon les heurte profondément », a-t-on ajouté.

« Double faute », pour le SNUipp-FSU

Les informations de Libération ont déclenché une salve de critiques de la part de plusieurs responsables politiques et syndicalistes, qui demandent le départ de la nouvelle ministre de l’Éducation, également chargée des Sports et des Jeux Olympiques.

« S’il est avéré que la ministre a menti en invoquant les “paquets d’heures non remplacées” pour son fils, madame Amélie Oudéa-Castéra n’a plus sa place à la tête du ministère de l’Éducation nationale », a réagi sur X (ex-Twitter) le député Insoumis Rodrigo Arenas, ancien co-président de la fédération de parents d’élèves FCPE.

« Le mensonge s’ajoute désormais à l’insulte qu’Amélie Oudéa-Castera a infligée à l’école publique et aux enseignants de notre pays. Elle est ce soir totalement discréditée pour rester en fonction », estime le secrétaire général du PS Pierre Jouvet, également sur X.

« Il faut partir maintenant Madame », écrit la députée écologiste Sandrine Rousseau. « Double faute Mme la Ministre ! Ça commence très fort ce match ! », a commenté pour sa part Guislaine David, la porte-parole du SNUipp-FSU (principal syndicat du primaire).

La ministre doit rencontrer à partir de lundi les syndicats de l’enseignement, a-t-on appris auprès de son entourage.

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