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Otan : La Turquie valide l’adhésion de la Suède, la Hongrie reste le seul pays à convaincre

Les drapeaux de la Suède et de l’Otan. Il ne reste à Stockholm plus que la Hongrie à convaincre pour rejoindre l’Alliance atlantique.
JONATHAN NACKSTRAND / AFP Les drapeaux de la Suède et de l’Otan. Il ne reste à Stockholm plus que la Hongrie à convaincre pour rejoindre l’Alliance atlantique.

INTERNATIONAL - La Suède n’a jamais été aussi proche d’une adhésion à l’Otan. Le parlement turc a approuvé ce mardi 23 janvier à une écrasante majorité l’entrée de Stokholm dans l’Alliance atlantique, mettant fin à 20 mois de tractations qui ont testé la patience des alliés occidentaux.

La Suède bientôt dans l’Otan après cette décision des parlementaires en Turquie

Le Premier ministre suédois, Ulf Kristersson, a salué « un pas de plus » vers l’adhésion de son pays à l’Otan. L’adhésion de la Suède « rend l’Otan plus forte et renforce notre sécurité », a-t-il ajouté.

« L’adhésion prochaine de la Suède, tout comme celle de la Finlande qui a déjà eu lieu, renforcera encore l’Alliance atlantique », a fait valoir de son côté le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Hebestreit. C’est « une réaction directe à la guerre d’agression russe contre l’Ukraine », a-t-il rappelé.

Pour satisfaire les exigences d’Ankara, la Suède a réformé sa Constitution et adopté une nouvelle loi antiterroriste, la Turquie accusant la Suède de mansuétude envers des militants kurdes réfugiés sur son sol, considérés pour certains comme terroristes par Ankara.

Viktor Orban reste réticent

La Hongrie reste désormais la seule réfractaire. Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a convié son homologue suédois à Budapest pour tenter de lever les derniers obstacles. Orban demande depuis des mois du « respect » à Stockholm, dont il dénonce la politique de « dénigrement » et ses remarques régulières sur la dérive autoritaire de son pays.

Faute de signal de leur part et pressé par ses partenaires de l’Otan, le dirigeant nationaliste a donc pris les devants. « J’ai envoyé aujourd’hui une lettre au Premier ministre Ulf Kristersson pour l’inviter en Hongrie afin de discuter de l’entrée de la Suède dans l’Alliance atlantique », a-t-il écrit sur X.

Dans son courrier consulté par l’AFP, il évoque la nécessité de « bâtir une solide confiance mutuelle » à travers « un dialogue politique plus intense ». La réponse est tombée quelques heures plus tard : « Je ne vois pas de raison pour négocier aujourd’hui », a réagi devant la presse le ministre suédois des Affaires étrangères.

La Finlande est entrée dans l’Otan en avril 2023

« Lors du sommet de Madrid l’année dernière, la Hongrie (..) a octroyé à la Suède le statut d’invité » en vue d’une adhésion à l’Otan, sans poser de réserve, a souligné Tobias Billström. Il s’est en revanche dit prêt à « des discussions », relevant « les nombreux points communs » et « la coopération militaire » entre les deux pays, sans répondre toutefois à l’invitation du Hongrois.

La Hongrie a certes donné son soutien de principe mais elle traîne des pieds depuis des mois. Certains experts y ont vu une stratégie de chantage de Viktor Orban pour obtenir des concessions de l’UE, d’autres le signe de sa proximité avec le président russe Vladimir Poutine et le chef d’État turc Recep Tayyip Erdogan.

La Suède avait annoncé en mai 2022, dans la foulée de l’invasion russe de l’Ukraine, sa candidature à l’Otan, en même temps que la Finlande, devenue en avril le 31e membre de l’organisation.

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