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Otage franco-irlandais détenu en Iran: Paris se dit "particulièrement inquiet" de son état de santé

Une photo non datée de Bernard Phelan fournie par sa famille. - Mis à disposition par la famille/AFP
Une photo non datée de Bernard Phelan fournie par sa famille. - Mis à disposition par la famille/AFP

La France a fait une nouvelle fois part de son inquiétude ce jeudi concernant l'état de santé de l'un de ses ressortissants, Bernard Phelan, actuellement détenu en Iran.

"Nous sommes tout particulièrement inquiets compte tenu de la fragilité de sa santé", a assuré à la presse la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Anne-Claire Legendre.

"Le refus d’accès médical des autorités iraniennes est inacceptable", a notamment dénoncé le Quai d'Orsay, alors que l'état de santé du Franco-Irlandais s'est récemment dégradé.

Bernard Phelan, 64 ans, a été arrêté le 3 octobre dernier alors qu'il était en voyage dans le cadre de ses activités de consultant en Iran pour un tour opérateur. Il est emprisonné à Masschad, dans le nord-est du pays, dans des conditions très précaires.

Un appel en faveur d'une action coordonnée par l'UE

Paris demande une nouvelle fois que Bernard Phelan, ainsi que les six autres ressortissants français actuellement détenus en Iran, tous qualifiés "d'otages d'État", soient libérés par Téhéran.

Le Quai d'Orsay s'est dit ce jeudi en faveur d'une action menée de façon coordonnée au sein de l'Union européenne, précisant au passage que cette question a été abordée lundi par la cheffe de la diplomatie française Catherine Colonna.

"La France n'est pas seule malheureusement dans cette situation", a souligné par ailleurs la porte-parole du Quai d'Orsay.

Catherine Colonna avait déjà dénoncé mercredi la détention "arbitraire" des sept Français en Iran et appelé à leur "libération immédiate".

Leurs soutiens les décrivent comme des personnes innocentes utilisées par les Gardiens de la révolution comme levier de pression. Certains n'ont pas été jugés et n'ont pas pu s'entourer d'un avocat. Un rassemblement est prévu samedi à Paris pour dénoncer les conditions de détention de ces prisonniers.

Article original publié sur BFMTV.com