Orgueil & Préjugés (Arte) Keira Knightley : "J’étais terrifiée à l’idée d’interpréter l’une de mes héroïnes préférées"

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“C’est une vérité universellement reconnue qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit forcément être en quête d’une épouse". Toute l’ironie mordante et l’humour subversif de Jane Austen, dont la plume dézingue, avec une élégante férocité, la bonne société anglaise au début du XIXe siècle, apparaissent dès la première phrase d’Orgueil et Préjugés, son roman le plus célèbre. Une entrée en matière qu’il convient de lire comme une antiphrase (en société, on parle alors couramment « l’hypocrite »), attendu que ce sont, d’évidence, les jeunes femmes sans dot de la gentry qui sont en quête d’un bon parti. C’est précisément le cas des soeurs Bennet : Jane, Elizabeth, Mary, Kitty, Lydia. Et l’objectif à plein temps de leur mère prête à toutes les compromissions. Raison et sentiments ne font pas bon ménage dans l’Angleterre corsetée des années 1800. Une situation dénoncée par ce classique de la littérature, souvent porté à l’écran.

Une féministe avant l’heure

Pour Elizabeth, deuxième dans l’ordre de succession des mariages, et dont la vivacité d’esprit égale la beauté, une union sans amour est une hérésie, une faute morale. Ingénue, romantique mais, surtout, libre et moderne, Lizzie est une féministe avant l’heure. De la graine de suffragette ! Entre deux épisodes de la saga Pirates des Caraïbes, Keira Knightley, tout juste 20 ans (comme Jane Austen quand elle publia le livre en 1813, sans le signer : une femme romancière, vous n’y pens... Lire la suite sur Télé 7 Jours

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