Once Upon A Time In Hollywood : "sentimental", "grisant", "inégal", que pense la presse cannoise de "l'ode au cinéma" de Tarantino ?

[Url href='https://twitter.com/maxp26']Maximilien Pierrette (@maxp26)[/Url]

Once Upon a Time... In Hollywood de Quentin Tarantino - Compétition - Sortie le 14 août

DE QUOI ÇA PARLE ?

En 1969, la star de télévision Rick Dalton et le cascadeur Cliff Booth, sa doublure de longue date, poursuivent leurs carrières au sein d’une industrie qu’ils ne reconnaissent plus.

QU'EN PENSE LA PRESSE ?

Aurélien Allin / CinemaTeaser : "Tarantino signe ici son film le plus sentimental et, par conséquent, le plus triste (...) Comme souvent, les plus belles déclarations d’amour tentent de se cacher derrière l’ironie et la bravade. Mais derrière les grands éclats de rire de Once Upon A Time… In Hollywood, derrière sa durée homérique de 2h45, derrière sa folle ambition et sa virtuosité de chaque instant trône un film à fleur de peau, hanté par la peur de ne pas être à la hauteur et en lutte perpétuelle pour l’être. On n’avait jamais vu le cinéma de Tarantino si ouvertement bouleversant." - Lire la critique complète

Frédéric Foubert / Première : "On se contentera de dire ici que le film est bien, comme prévu, l’ode de QT au cinéma : un éloge des différentes strates qui composent l’industrie du rêve, depuis l’Olympe où trônent les stars triomphantes (Tate et son mari Roman Polanski) aux soutiers de l’industrie (Leonardo DiCaprio est Rick Dalton, acteur télé en voie de ringardisation) et aux cascadeurs galériens, encore un cran en-dessous (on peut d’ores et déjà estimer que la performance de Brad Pitt en Cliff Booth restera dans l’histoire comme l’une des plus cools et iconiques de l’acteur, et ce n’est pas peu dire)." - Lire la critique complète

Yannick Vely / Paris Match : "Quentin Tarantino revisite les genres, détourne les icônes, s'approprie l'histoire du cinéma comme il devait déjà le faire dans son vidéo-club, mettant Sergio Corbucci au niveau de Roman Polanski (...) Once Upon a Time… In Hollywood, lui, est à la fois un ride de LSD et une gueule de bois après huit whiskys et beaucoup de margaritas. Cela explique peut-être le rythme du film, entre montées sous acide et scènes plus longues et dialoguées qui portent la marque de son auteur." - Lire la critique complète

Quentin Tarantino s'approprie l'histoire du cinéma (Paris Match)

Thomas Sotinel / Le Monde : "Tarantino ne témoigne pas d’autre intérêt pour l’histoire, pour la réalité des vies passées et brisées que de les mettre au service de sa fiction, de ses pulsions (…) La durée du film permet ces digressions parfois magnifiques (…) On trouve dans ces détours des raisons d’aimer, d’admirer aussi bien la virtuosité du filmeur que la minutie monacale des emprunts aux recoins les plus obscurs de la culture populaire. Pour évoquer le goût déplaisant que laisse Once Upon a Time… in Hollywood, il faudrait dévider jusqu’au bout le scénario et briser l’oukase de « Tsarantino » [sa demande de ne pas spoiler, ndlr]"- Lire la critique complète

David Rooney / The Hollywood Reporter : "Once Upon A Time… In Hollywood est inégal, lourd dans sa structure et pas dénué de moments de creux. Mais c'est aussi une lettre d'amour désarmante et subversive à sa source d'inspiration, au sein de laquelle Tarantino reconstruit l'Usine à Rêves tel qu'elle était à l'époque de son enfance, tout en réécrivant l'épisode traumatisant souvent considéré comme la fin de cette ère." - Lire la critique complète 

Owen Gleiberman / Variety : "Un collage de films grisant et captivant - mais, au final, pas un chef-d'œuvre (...) La façon dont le film se résout semble, franchement, trop facile. Au final, Tarantino a fait quelque chose qui est typiquement du Tarantino, mais qui ne paraît même plus vaguement révolutionnaire. Il a réduit l'histoire qu'il raconte à du pulp [histoire à sensation, de hall de gare, ndlr]." - Lire la critique complète

"Once Upon A Time… In Hollywood" : la Team AlloCiné débriefe le film (sans spoilers) :