Olivier Dussopt vs Olivier Faure : à l’Assemblée, le congrès du PS se mêle aux retraites

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POLITIQUE - Un hémicycle transformé en octogone pour un Olivier vs Olivier en quatre rounds. Les questions au gouvernement de ce mardi 17 janvier ont été l’occasion d’un échange particulièrement vif entre le ministre du Travail, ex-socialiste, et le Premier secrétaire du PS. Au menu : piques sur le congrès - en cours - des socialistes et le débat sur la réforme des retraites.

Alors qu’il s’apprêtait à prendre la parole dans l’hémicycle, Olivier Faure a eu droit à une petite ovation venue des bancs de gauche, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article. La raison ? Le député de Seine-et-Marne est en pleine bataille pour sa réélection à la tête du PS. Il est un farouche défenseur d’une ligne pro-NUPES, quand son adversaire Nicolas Mayer-Rossignol est plus nuancé sur l’alliance.

C’est donc sous les applaudissements de ses collègues de gauche élus sous la bannière de la NUPES et sous l’œil amusé de la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet qu’il a pris la parole. Et cette fois, plus question de rigoler : « Est-il oui ou non selon vous juste que celles et ceux qui ont commencé à travailler le plus tôt, ont eu les carrières les plus pénibles, l’espérance de vie la plus courte, aient à cotiser plus longtemps que celles et ceux qui ont travaillé plus tard, ont les métiers les moins pénibles et les moins usants et ont l’espérance de vie la plus longue ? », interroge le député de Seine-et-Marne, en s’adressant à la Première ministre.

Mais c’est le ministre du Travail Olivier Dussopt, ex-socialiste passé dans les rangs macronistes, qui s’est chargé de la réponse. Et pour ce faire, il a appuyé sur un point sensible pour Olivier Faure : sa position trop alignée sur celles de la France Insoumise et qui aujourd’hui divise le parti socialiste.

Ils sont d’accord sur une chose : chacun a « honte » pour l’autre

« Le 4 janvier, vous avez dit être favorable à la retraite à 60 ans - vous mettant une fois de plus dans la roue de la France Insoumise - mais vous avez dit en maintenant les 43 années de cotisations. Êtes-vous favorable à ce qui est une machine à décote et à petites pensions ? » rétorque Olivier Dussopt.

La passe d’armes ne s’arrête pas. Olivier Faure réplique en s’en prenant aux anciennes positions socialistes du ministre, opposé lors de la réforme Fillon de 2010 au recul de l’âge de départ à la retraite à 62 ans. Avant de tacler : « Je ne suis pas dans votre tête ni dans votre peau, mais j’ai honte pour vous ! Honte de ce que vous défendez aujourd’hui ! Honte de voir que vous avez renié l’ensemble de vos projets », tonne-t-il.

« Les procès en trahison, je suis immunisé », réplique le ministre sans s’émouvoir. Avant de poursuivre, virulent, en accusant le député d’avoir « vendu la sociale démocratie à l’extrême gauche pour sauver leur siège » à l’Assemblée. « Vous vous faites marcher dessus par Jean-Luc Mélenchon. Ce sont les sociaux-démocrates qui pour nous, devraient avoir honte ! », fustige Olivier Dusspot pour qui Olivier Faure n’a d’intérêt « que pour son congrès ». Impossible de savoir qui, entre les opposants au Premier secrétaire sortant et ses soutiens dans l’hémicycle, ravis de son intervention, jubile le plus à l’issue des échanges.

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