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Okali (The Voice) : "Si je n’avais pas été malade, je ne ferais pas de la musique aujourd’hui"

Télé 7 Jours : Depuis combien de temps vivez-vous de la musique ?

Okali : Depuis six ans, je suis intermittente du spectacle.

Avant votre passage, vous aviez douté en coulisses : "Mais qui m’a envoyé là ? J’aurais dû dire non !"…

C’était le stress ! Le cerveau se met en mode "survie", mais je n’allais pas du tout rebrousser chemin ! (Rires)

Avant de chanter, vous avez pris un temps pour méditer : "Il faut que je sache ce que je veux dire et ce que fais là". Cette méthode vous a porté chance ?

Complètement ! Mon nom de naissance résume mon histoire, et je venais me présenter, donc c’était un moment important. Je me suis posée ces questions-là. Okali, en eton - mon dialecte au Cameroun -, ça veut dire "faire attention à l’autre et à tout ce qui nous entoure".

Dans votre portrait, vous parlez, sans la nommer, d’une "maladie très grave" qui a causé l’amputation de votre jambe gauche…

Je n’ai pas l’habitude de la mettre en avant, à part si on me pose la question explicitement. Mais il n’y a rien de secret. Le cancer est la maladie du XXIème siècle, et comme beaucoup de personnes, j’ai été touchée par cette maladie.

Vous insistez sur le fait que la maladie a changé votre vie "en bien", et que c’est même un "super pouvoir" !

Parce que cette maladie a changé ma vie. Je vivais au Cameroun, et le seul moyen de me sauver était de me soigner en France. Il y a donc eu un accord entre mes parents biologiques et mes parents adoptifs. Si je n’avais pas été malade et si je n’avais pas survécu, je ne ferais pas de la musique aujourd’hui, tout simplement. Je suis ravie d’avoir cette vie-là aujourd’hui, m’exprimer à travers l’art me rend heureuse.

Quitter le Cameroun à l’âge de 13 ans a été difficile ?

Oui, ça a été très dur. Je suis arrivée en France toute seule. J’ai dû dire au revoir à mes parents, à mes frères et soeurs - ils restent ma famille et je les aime du plus profond de mon coeur. Mais quand on est enfant, on a la capacité de s’adapter. La force et l’innocence de l’enfance m’a permis de vivre cette histoire de façon presque normale, je l’ai acceptée.

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