Ocean Viking à Toulon : comment les migrants vont être pris en charge

The Ocean viking
CHRISTOPHE SIMON / AFP The Ocean viking " rescue ship of European maritime-humanitarian organisation "SOS Mediterranee" escorted by a military boat arrives at Toulon, southern France, with migrants on board, on November 11, 2022. - France warned Italy of "severe consequences" as it was set to take in on November 11, 2022 a charity ship carrying more than 200 migrants rescued in the Mediterranean, who were denied entry by Rome. (Photo by CHRISTOPHE SIMON / AFP)

MIGRANTS - L’Ocean Viking transportant 230 migrants rescapés, est arrivé à Toulon, ce vendredi 11 novembre après des semaines d’errance. Le navire rouge affrété par l’ONG SOS Méditerranée et opéré en partenariat avec la Fédération internationale de la Croix-Rouge, est arrivé à quai vers 8H50.

Le début d’un nouveau parcours admisnitratif pour ses occupants, secourus au large de la Libye, dont trois ont déjà dû être évacués jeudi vers la Corse, pour raisons médicales. Voici ce qui les attend désormais.

26 jours d’attente sur la presqu’île de Giens

Une fois débarqués, les hommes, femmes et enfants seront soumis à une « évaluation sanitaire » opérée par les équipes du Sdis et du Samu, a annoncé lors d’un point presse le préfet local, Evence Richard. « Si des personnes ont besoin d’être hospitalisées, elles seront dirigées vers des établissements hospitaliers capables de les prendre en charge », a-t-il précisé.

Ensuite, ils seront amenés en bus et sous escorte policière vers « une zone d’attente » pendant une période qui ne pourra pas excéder 26 jours. Cette zone se situe sur la presqu’île de Giens, dans un village vacance Belambra, choisi par la Préfecture du Var. Les rescapés, dont 57 enfants « ne pourront pas sortir du centre administratif où on va les mettre et ne seront donc pas techniquement sur le sol français », a indiqué Gérald Darmanin.

Ils feront ensuite tous l’objet d’un suivi sanitaire, puis de contrôles de sécurité des services de renseignement, avant d’être entendus par l’Office français de protection des réfugiés (Ofpra), qui attribue le statut de réfugié, a indiqué le ministère de l’Intérieur.

Neuf pays pour accueillir les réfugiés

En pleine présentation d’un projet de loi sur l’immigration qui prévoit de réformer les procédures d’asile pour parvenir à expulser davantage, l’entourage de Gérald Darmanin a précisé que « ceux qui ne reçoivent pas l’asile seront éloignés directement depuis la zone d’attente vers leur pays d’origine. » Les réfugiés accueillis sont ceux qui sont « éligibles à l’asile », a ajouté le ministre en répétant que « ceux qui ne pourront pas avoir l’asile repartiront directement dans leurs pays d’origine ».

Ainsi, deux-tiers des personnes ne resteront pas en France, puisqu’elles seront relocalisées dans neuf pays, a précisé le ministère, citant l’Allemagne qui doit en accueillir environ 80, le Luxembourg, la Bulgarie, la Roumanie, la Croatie, la Lituanie, Malte, le Portugal et l’Irlande.

Des « contacts sont pris avec les pays concernés pour procéder aux procédures » permettant « l’expulsion de ceux qui ne remplissent pas les conditions de l’asile », a précisé à l’AFP l’entourage du ministre. Les passagers de l’Ocean Viking sont Bangladais, Érythréens, Syriens, Égyptiens, Pakistanais, Maliens, Soudanais et Guinéens, a énuméré la même source.

Quant aux mineurs présents dans le bateau, une quarantaine, peut-être un peu plus selon différentes sources, ceux pour lesquels il s’avérerait qu’ils sont sans famille à bord du navire devraient être pris en charge par le Conseil départemental du Var, comme tous mineurs étrangers qui se présentent sur le territoire français. Ils sont alors considérés comme mineurs non accompagnés.

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