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Objectif : vivre 120 ans en bonne santé

Cassures d'ADN, altérations épigénétiques, raccourcissement des télomères… Les chercheurs ont déjà identifié une douzaine d'événements qui contribuent au vieillissement cellulaire. Interférer sur ce processus biologique permettrait de mieux combattre les pathologies liées à l'âge.

Cet article est extrait du mensuel Sciences et Avenir - La Recherche n°926, daté avril 2024.

Cancers, maladies cardio-vasculaires ou neurodégénératives… Les pathologies les plus meurtrières aujourd'hui sont toutes liées à l'âge. À tel point que le vieillissement n'est plus simplement considéré comme un facteur de risque, mais comme la cause même de ces maladies. "Les recherches sur la biologie du vieillissement convergent vers ce nouveau concept : la vieillesse serait la mère des maladies et les pathologies liées à l'âge ne seraient que les conséquences de ce processus biologique ", lance Jean-Marc Lemaitre, directeur de recherche Inserm à l'Institut de médecine régénératrice et de biothérapie de Montpellier (IRMB). Une nouvelle approche dont découle cet objectif : bloquer le vieillissement pour éviter ces maladies causées par l'âge.

Une douzaine d'événements qui contribuent au vieillissement cellulaire

Mais pour stopper ce processus, il faut d'abord le comprendre. Les experts du domaine ont déjà identifié une douzaine d'événements qui contribuent au vieillissement cellulaire, détaillés dans un article publié dans le journal Cell. "Il s'agit d'un processus biologique qui nous atteint tous, caractérisé par des mécanismes moléculaires et cellulaires qui, ensemble, déterminent le phénotype du vieillissement ", résume Carlos López-Otín, auteur de l'article et professeur de biochimie et biologie moléculaire à l'Université d'Oviedo, en Espagne.

Certains de ces mécanismes déclenchent directement le processus du vieillissement en causant des dommages qui s'accumulent avec l'âge, tels que les cassures d'ADN, les altérations épigénétiques - marques régulant l'expression des gènes - et le raccourcissement des télomères, des morceaux d'ADN qui protègent l'extrémité des chromosomes. Autant de mécanismes qui, in fine, conduisent à une inflammation chronique des tissus et à l'épuisement des cellules souches.

Hormis l\'arrêt de la division cellulaire, qui génère une réaction inflammatoire, tous ces mécanismes causent des dommages directs sur l\'ADN, qui s\'accumulent avec l\'âge.
Hormis l\'arrêt de la division cellulaire, qui génère une réaction inflammatoire, tous ces mécanismes causent des dommages directs sur l\'ADN, qui s\'accumulent avec l\'âge.

Crédit : BRUNO BOURGEOIS

De nombreuses recherches ont montré que ces évé[...]

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