Nucléaire iranien: Encore plusieurs jours de négociations avant une pause, selon un responsable UE

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NUCLÉAIRE IRANIEN: ENCORE PLUSIEURS JOURS DE NÉGOCIATIONS AVANT UNE PAUSE, SELON UN RESPONSABLE UE

BRUXELLES/VIENNE (Reuters) - Les discussions entamées à Vienne en vue de relancer l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien se poursuivront pendant plusieurs jours avant que les équipes de négociateurs de l'Iran et des Etats-Unis ne retournent dans leurs pays respectifs pour des consultations, a déclaré vendredi un responsable de l'Union européenne.

L'UE préside à Vienne les discussions entre les autres États signataires de l’accord de 2015 (Iran, Russie, Chine, France et le Royaume-Uni), tandis qu'une délégation des États-Unis, qui se sont retirés de l'accord sous la présidence de Donald Trump il y a trois ans, est installée dans un hôtel voisin, l'Iran ayant refusé d'engager des discussions directes.

L'objectif de cette deuxième série de négociations entamée jeudi dans la capitale autrichienne est de permettre aux États-Unis de revenir dans l'accord, de lever les sanctions qui ont été imposées après le retrait de Washington et de mettre fin aux violations par l'Iran des engagements pris dans le cadre du pacte.

Les pourparlers se poursuivront "pendant quelques jours, puis je pense que les deux délégations les plus importantes rentreront chez elles pour recevoir des instructions plus précises et ensuite, je ne sais pas quand, nous reprendrons", a dit ce responsable européen lors d'un point de presse téléphonique.

Les discussions ont été compliquées par l'explosion qui s'est produite dimanche sur le site nucléaire iranien de Natanz, dont l'Iran attribue la responsabilité à Israël, et par la décision de Téhéran de produire de l'uranium enrichi à 60%, un pas important vers la fabrication d'armes, qu'il a déclaré avoir réussi à franchir vendredi.

L'Iran présente sa décision de produire de l'uranium enrichi à 60%, ce qui est interdit par l'accord de 2015, comme une réponse à cet incident.

Israël, considéré comme le seul pays de la région doté d'un arsenal nucléaire, n'a pas commenté officiellement cet incident.

De nombreux médias israéliens ont cependant rapporté, en citant des sources anonymes proches des milieux du renseignement, que le Mossad, les services secrets israéliens, était à l'origine de cette opération.

(Robin Emmott à Bruxelles et Francois Murphy à Vienne; version française Bertrand Boucey et Diana Mandiá)