« Novembre » : thriller solide, mais au goût d’inachevé

Jean Dujardin dans « Novembre » de Cédric Jimenez.
Jean Dujardin dans « Novembre » de Cédric Jimenez.

Le soir même des attentats du 13 novembre 2015, les services de police sont mobilisés dans une traque sans précédent pour retrouver et éliminer les auteurs, en fuite, du massacre qui a fait 130 morts et plus de 400 blessés dans la capitale. Vont alors s'écouler cinq jours en apnée pour les équipes de la sous-direction antiterroriste de la PJ (la Sdat), avant de localiser dans un appartement de Saint-Denis le chef opérationnel Abdelhamid Abaaoud et deux complices, Chakib Akrouh et Hasna Aït Boulahcen. Tous périront, dans la nuit du 18 novembre, lors de l'assaut mené conjointement par le Raid et la BRI. C'est cette enquête en urgence absolue, à la fois douloureuse et haletante, que raconte Novembre, 5e long-métrage de Cédric Jimenez, projeté hors compétition, hier soir, au Festival de Cannes 2022.

Épaulé par son scénariste Olivier Demangel (auteur également du script de Tirailleurs, projeté en compétition sur la Croisette), le franc-tireur Jimenez n'a décidément pas froid aux yeux. Après avoir foncé tête baissée, avec BAC Nord, au cœur de la guerre entre flics et dealers dans les quartiers sensibles de Marseille, le voilà qui dégaine sur un autre front encore plus sensible. Une traque policière liée à un traumatisme national dont les plaies, plus de six ans après les événements, sont plus que jamais à vif, comme en témoigne depuis septembre 2021 l'éprouvant procès, toujours en cours, des attentats du 13 Novembre. Et après les coups pris sur BAC Nord, la natur [...] Lire la suite

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