Nouveau variant C.1.2 : ce que l'on sait de cette mutation détectée en Afrique du Sud

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Photo d'illustration

Baptisé C.1.2, ce variant serait la mutation la plus éloignée du virus d'origine, détecté à Wuhan. Ce qui inquiète les scientifiques.

Un nouveau variant du SARS-COV-2 détecté. Le C.1.2, trouvé en Afrique du Sud pour la première fois et dans un certain nombre d'autres pays, inquiète. Selon une pré-publication de l'Institut national sud-africain des maladies transmissibles et de la Plateforme d'innovation et de séquençage de la recherche KwaZulu-Natal, le variant C.1.2 est plus muté par rapport au virus d'origine que tout autre variant connu.

Cette étude en pré-publication, c'est-à-dire qu'elle doit encore être relue par des scientifiques avant publication dans une revue, explique que ce variant a été détecté pour la première fois en mai 2021. Un variant issu d'un autre variant, C.1, qui avait été détecté pour la dernière fois en janvier.

Un variant qui pourrait rendre les vaccins moins efficaces

Le variant C.1.2 a "considérablement muté" par rapport à C.1 et est plus éloigné du virus d'origine détecté à Wuhan que tout autre variant détecté jusqu'à présent dans le monde, selon les auteurs de la publication. La crainte des auteurs : qu'il soit plus infectieux et rende les vaccins moins efficaces.

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Parmi les mutations repérées au sein du variant C.1.2, N440K et Y449H, qui ont été associées à la fuite de certains anticorps, donc potentiellement à la réduction de l'efficacité des vaccins. "Les scientifiques ont souligné que la combinaison de ces mutations, ainsi que des changements dans d'autres parties du virus, aident probablement le virus à échapper aux anticorps et aux réponses immunitaires, y compris chez les patients qui ont déjà été infectés par les variants Alpha ou Beta", détaille l'étude.

L'étude révèle également que la lignée C.1.2 a un taux de mutation d'environ 41,8 mutations par an, soit un taux de mutation 1,7 à 1,8 fois plus rapide que la moyenne de toutes les autres variants. Les scientifiques ont déclaré que cette courte période d'évolution accrue a également été observée avec les variants Alpha, Beta et Gamma, suggérant qu'un seul événement, suivi d'un pic de cas, a entraîné des taux de mutation plus rapides.

Un variant détecté en Angleterre et en Suisse notamment

De 0,2% des génomes séquencés en mai en Afrique du Sud, le C.1.2 est passé à 1,6% en juin, puis à 2% en juillet, signe de sa propagation.

Un variant jusqu'à présent détecté en Angleterre, en Chine, en République démocratique du Congo, à Maurice, en Nouvelle-Zélande, au Portugal et en Suisse, et dont l'évolution sera sans aucun doute scrutée dans les prochaines semaines.

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