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Un nouveau traitement prometteur pourrait réduire la mortalité de moitié en cas d'AVC

L'AVC est la première cause de mortalité chez la femme, la troisième chez l'homme et la première cause de handicap acquis de l'adulte. Chaque année, en France, il touche près de 130.000 personnes.

Une étude publiée ce mardi 23 janvier dans la revue The Lancet Neurology apporte des résultants prometteurs concernant un traitement efficace, le glenzocimab, destiné à être pris en cas d'AVC.

Développé par la société française Acticor Biotech, ce médicament pourrait réduire le risque de mortalité.

Pas de hausse du risque hémorragique

La forme la plus courante, l'AVC ischémique, résulte de la formation d'un caillot dans les artères cérébrales. Aujourd'hui, le principal traitement "consiste à dissoudre le caillot qui bouche l'artère cérébrale en perfusant un médicament par voie veineuse" et réduit les séquelles de l'accident s'il est mis en place rapidement, explique l'assurance maladie.

Toutefois, "ce traitement peut être responsable d'hémorragies (au niveau du cerveau, de l'estomac...)".

"La particularité de ce médicament (le glenzocimab, NDLR), c'est qu'il va empêcher la formation des caillots mais il ne va pas augmenter le risque hémorragique", explique ainsi à France Inter le professeur Mikaël Mazighi, chef du service neurologie à l'hôpital Lariboisière, à Paris.

La mortalité réduite de moitié

Menée dans six pays européens sur plus de 160 patients, cette nouvelle étude montre une nette réduction de la mortalité. Le taux de mortalité des patients ayant reçu le glenzocimab a été réduit de moitié par rapport au groupe placebo - qui n'a reçu que le traitement de référence -, passant de 19% à 8%.

"Son effet sur le nombre de décès a même dépassé les attentes", ajoute Mikaël Mazighi, dans des propos rapportés par le Figaro.

Cette réduction du nombre de décès est liée à la diminution considérable du taux d'hémorragies intracrâniennes, abaissé à 1,8% pour les patients traités contre 7,8% dans le groupe placebo.

Ces résultats encourageants restent préliminaires mais des essais plus larges sont à venir. "Puisque chaque minute compte, l'objectif le plus fou serait de pouvoir l'utiliser dès l'ambulance. Mais chaque chose en son temps. Pour le moment nous devons encore franchir les étapes de développement", conclut Mikaël Mazighi.

Article original publié sur BFMTV.com