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Nobel de la paix : Narges Mohammadi fustige le régime iranien depuis sa prison de Téhéran

Kiana et Ali Rahmani, ses deux enfants, ne perdent pas espoir d'un jour revoir leur mère. « Ma mère restera toujours avec moi dans mon cœur », avait déclare Kiana Rahmani, hier, lors d'une conférence de presse.  - Credit:FREDRIK VARFJELL / NTB / AFP
Kiana et Ali Rahmani, ses deux enfants, ne perdent pas espoir d'un jour revoir leur mère. « Ma mère restera toujours avec moi dans mon cœur », avait déclare Kiana Rahmani, hier, lors d'une conférence de presse. - Credit:FREDRIK VARFJELL / NTB / AFP

Ses enfants auront été son porte-parole. Emprisonnée dans son pays depuis 2021, la militante iranienne Narges Mohammadi a, par la voix de ses enfants, fustigé le « régime religieux tyrannique et misogyne » en Iran, dimanche à Oslo, lors de la remise de son prix Nobel de la paix.

Farouche adversaire du port obligatoire du hidjab pour les femmes et de la peine de mort en Iran, Narges Mohammadi est détenue dans la prison d'Evin de Téhéran et n'a pu recevoir en personne la prestigieuse récompense.

Lors de la cérémonie à l'hôtel de ville d'Oslo, ce sont donc ses jumeaux de 17 ans, Ali et Kiana, exilés en France depuis 2015, qui, tout de noir vêtus, ont lu en français le discours qu'elle a réussi à transmettre depuis sa cellule.À LIRE AUSSI Narges Mohammadi, Prix Nobel de la paix 2023 : « La lutte contre le voile obligatoire n'est pas qu'une affaire de femmes »

« Prise au piège de la guerre »

« Je suis une femme du Moyen-Orient, issue d'une région qui, bien qu'héritière d'une riche civilisation, est actuellement prise au piège de la guerre et la proie des flammes du terrorisme et de l'extrémisme », a-t-elle dit, dans ce message écrit « derrière les hauts murs froids d'une prison ». « Je suis une femme iranienne qui est fière et honorée de contribuer à cette civilisation, elle qui est aujourd'hui victime de l'oppression d'un régime religieux tyrannique et misogyne », a-t-elle ajouté, en exhortant la communauté internationale à en faire plus pour les droits humains.

À [...] Lire la suite