Publicité

Nice: "Le moment des excuses est fini", prévient Farioli avant de recevoir Montpellier

Deuxième à mi-parcours avec neuf points d’avance sur Lens, septième, le Gym a depuis grillé ses jokers dans la course à l’Europe. Désormais cinquième avec un petit point de plus que les Artésiens, l’OGC Nice n’a plus la recette pour avancer.

Depuis la première défaite de la saison à Nantes (1-0) en décembre dernier, les Niçois ont une moyenne d’un point engrangé par match sur les onze journées disputées. Une cadence de relégable pour la seizième attaque du championnat (23 buts en 24 journées), qui n’est plus aussi solide qu’en début de saison, en attestent les 6 buts encaissés sur les quatre derniers matchs. L’objectif top 6 est toujours jouable, mais les Aiglons doivent impérativement mettre fin à la dynamique actuelle.

"Le moment des excuses est fini, c'est le moment de réagir"

Youssouf Ndayishimiye l’affirme: "C’est le match le plus important pour nous". Symbole pour le milieu burundais que le Gym n’est pas en crise mais s’en approche. Son entraîneur Francesco Farioli poursuit: "Le moment des excuses est fini, c'est le moment de réagir, donner une réponse forte et collective. Les supporters ont répondu présent à Toulouse et vont être encore présents contre Montpellier. Il faut retrouver l'étincelle et reprendre notre chemin. On a dix matchs pour récolter les fruits des nombreux efforts de notre saison".

L'entraîneur italien cherche depuis plusieurs semaines les solutions, mais les résultats ne suivent pas. Malgré une ouverture du score heureuse à Toulouse le week-end dernier, le Gym s’est incliné 1-2 "après un black-out de 10 minutes", dixit Farioli.

Le Gym rattrapé par le peloton

Si le Gym a rarement semblé avoir de la marge sur ses adversaires, cette équipe a souvent su tirer profit de la moindre opportunité d’engranger des points. Un constat qui n’est plus le même dernièrement. Mais Youssouf Ndayishimiye ne s’inquiète pas pour autant: "On ne doute pas, ça arrive dans le foot ce genre de choses. On a fait six très bons premiers mois et on a des difficultés depuis quelques semaines. On a encore notre destin en main et tout le monde est derrière nous. On ne panique pas".

Francesco Farioli utilise, lui, une métaphore cycliste pour résumer la situation: "On avait pris l'échappée avec des points d’avance, on est maintenant dans le peloton, mais tout est encore possible". Attention cependant à ne pas finir dans le gruppetto.

Des Aiglons à l’aise dans leur nid

L'entraîneur italien garde le soutien de ses dirigeants aux abords du sprint final, à lui de trouver les ressorts pour changer la dynamique. "Quand le plan A ne fonctionne pas, il faut un meilleur plan A", disait-il avant Toulouse. Les supporters azuréens ne s’attendent donc pas à une révolution dans le jeu niçois, souvent jugé ennuyeux depuis le début de la saison. "Tout ce que cette équipe a obtenu, ça a été grâce à beaucoup de travail et de sacrifices", a rappelé Francesco Farioli.

Des ingrédients qu’il souhaite retrouver au plus vite. Malgré la dynamique et le spectacle rarement emballant, 20.000 supporters niçois répondront présents vendredi à l’Allianz Riviera où le Gym n’a perdu qu’une fois cette saison (2-3 face à Monaco). Un soutien apprécié par l'entraîneur italien: "C'est à la fois beau et important. Je leur dis merci car en ce moment on a besoin d'eux".

Article original publié sur RMC Sport