"Ni Jupiter, ni Robespierre" : Glucksmann affiche sa "rupture" avec LFI et sa distance avec Renaissance

Le tête de liste Parti socialiste-Place Publique a dénoncé en même temps la "fébrilité" de Valérie Hayer et du camp présidentiel et "la stratégie du bruit et de la fureur" des insoumis.

À une semaine des élections européennes, Raphaël Glucksmann juge la majorité "fébrile". "Ils ont peur qu'une autre majorité émerge", a-t-il assuré lors du grand oral des européennes sur BFMTV, ce dimanche 2 juin. "La campagne (de Renaissance) a commencé par 'Raphaël Glucksmann vote à 90% les textes avec nous, pourquoi n'est-il pas avec nous?', pour se terminer par 'Glucksmann, c'est Mélenchon', c'est l'arbre qui cache la forêt Nupes'", a-t-il fustigé.

Le candidat PS-Place publique l'a assuré: il n'est ni "proche de Renaissance, ni dangereux bolchevique". "Il faut accorder ses violons", a-t-il raillé.

À 13% dans notre dernier sondage Elabe, juste derrière la candidate Renaissance Valérie Hayer, il est la cible de la majorité depuis le début de la campagne.

Le 1er juin, en meeting à Marseille, Gabriel Attal a encore ciblé la tête de liste socialiste. "Regardez les listes de la Nupes, Raphael Glucksmann, Manon Aubry, Marie Toussaint, trois listes et une seule obsession: la présidentielle", a asséné le Premier ministre. "La France insoumise déteint sur le Parti socialiste, dans ses votes, dans son programme", a-t-il asséné. "Fébrilité", a rétorqué Raphaël Glucksmann sur BFMTV.

La tête de liste PS-Place publique a insisté sur sa distance avec les insoumis. Raphaël Glucksmann dit vouloir proposer "un cap clair" et une ligne "en rupture totale avec ce que fait LFI aujourd'hui". Il dit être soutenu par des électeurs de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, dont certains sont aujourd'hui "pétrifiés par la stratégie du bruit et de la fureur permanente" des insoumis.

Article original publié sur BFMTV.com