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Neuralink : après la maltraitance animale, de nouveaux problèmes juridiques assombrissent l'avenir de l'entreprise d'Elon Musk

Le milliardaire avait promis de commencer à tester son implant cérébral en 2023, mais de nouvelles enquêtes des autorités américaines pourraient repousser cette échéance, après les plaintes d'une association de médecins dont Sciences et Avenir a interrogé l'un des représentants.

Maltraitance animale, transport dangereux d’appareils contaminés de pathogènes infectieux, non-respect de règles basiques de laboratoire… Les plaintes contre l’entreprise Neuralink s’entassent et risquent d’enterrer pour de bon l’implant cérébral (et les rêves transhumanistes) d’Elon Musk. Le milliardaire américain d’origine sud-africaine repousse sans cesse le début des essais chez l’humain. Ils devaient être testés en 2020, puis en 2021, en fait plutôt 2022, bon finalement 2023… Mais la vérité est que l'avenir de Neuralink n'a jamais semblé plus fragile, notamment à cause des problèmes juridiques. Ils poussent comme des champignons ces derniers mois et barrent la route de l’entreprise de biotech qui promet de connecter l’esprit humain à des intelligences artificielles. Désormais, Neuralink est sous la loupe de trois institutions américaines, grâce à la vigilance d’une association de médecins (Physicians Committee for Responsible Medicine) qui a dénoncé un grand nombre de bavures que l’entreprise aurait commises lorsqu’elle testait ses implants sur des animaux. Sciences et Avenir a contacté le Directeur de promotion de recherche de cette association, Ryan Merkley, pour en savoir davantage sur ces enquêtes.

Sciences et Avenir : En 2022, votre association a porté plainte contre Neuralink pour maltraitance animale, ce qui a entraîné l’ouverture d’une enquête du Département d’Agriculture américain, institution qui assure le respect des droits des animaux aux États-Unis. Alors que cette enquête n’est pas finie, une deuxième vient d’être ouverte par le Département de Transports suite à une nouvelle plainte de votre association. Pouvez-vous nous en parler ?

Ryan Merkley : Il y un an nous avons fait une demande de documents à l’Université de Californie à Davis (où une partie des essais sur les primates ont été réalisés, NDLR) concernant ces essais, comme c’est notre droit selon la loi de Californie (car l’université est une entité publique, NDLR). En janvier 2023 nous avon[...]

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