"Je ne peux pas imaginer mourir enchaînée": Line Renaud s'engage à nouveau sur la fin de vie

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Line Renaud s'exprimant sur la fin de vie, le 28 septembre à l'Assemblée nationale. - BFMTV
Line Renaud s'exprimant sur la fin de vie, le 28 septembre à l'Assemblée nationale. - BFMTV

"C'est un texte très important. Capital, même", Line Renaud, très engagée en faveur du droit à mourir dans la dignité, s'est exprimée ce mardi à l'Assemblée nationale. À ses côtés, se tenait le député Olivier Falorni, rapporteur d'un projet de loi déposé en novembre 2017, donnant "le droit à une fin de vie libre et choisie".

Pour Line Renaud, il s'agit là d'un texte "capital, parce qu'il touche à notre bien le plus précieux, notre liberté. Notre liberté ultime et souveraine. Celle de mourir dans la dignité. Ayant vécu libre et digne, je ne peux pas imaginer mourir enchaînée, contrainte. Si notre vie nous appartient, il doit absolument en être de même pour notre mort", a-t-elle témoigné, racontant la fin de vie "douloureuse" de son mari Loulou Gasté, atteint d'un cancer des os et disparu en 1995.

"Votez le plus vite possible"

"Il demandait tout le temps: 'Quand est-ce que ce sera fini'?. La chanteuse et actrice évoque également le cas de sa mère, "partie dans de grandes souffrances".

"Je compte sur vous, votez le plus vite possible, cette fin de vie. (...) Songez à notre dignité et faites que notre liberté demeure entière, jusqu'au dernier souffle, s'il vous plaît, votez ce texte le plus vite possible.

Marraine de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, Line Renaud s'était déjà exprimée le 8 avril dernier, lorsque la proposition de loi avait été examinée à l'Assemblée. Malgré un large appui, sa proposition de loi ouvrant un droit à "une fin de vie libre et choisie" n'avait pu être adoptée face à des milliers d'amendements déposés par quelques élus LR et un temps contraint, le 8 avril.

Un texte ayant peu de chances d'être repris par le gouvernement

En mai, quelque 300 députés de tous bords, soit plus de la moitié de l'Assemblée nationale, ont demandé au Premier ministre Jean Castex d'inscrire à l'ordre du jour cette proposition de loi.

Sauf improbable coup de théâtre, ce texte n'a que peu de chances d'être repris par le gouvernement pour être mis à l'agenda du Parlement d'ici la fin de la législature, l'exécutif marchant sur des oeufs sur un sujet perçu comme inflammable politiquement.

"Ce texte est suspendu et peut revenir à tout moment à l'Assemblée nationale et j'espère que nous pourrons le voter vite", a commenté Olivier Falorni, qui s'est félicité du soutien de "la femme la plus aimée dans ce pays".

Article original publié sur BFMTV.com

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