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La Nasa va devoir créer un « fuseau horaire » pour la Lune pour aider les astronautes

Pour aider les astronautes, la Nasa va devoir créer un fuseau horaire pour la Lune.
LeonardoFernndezLzaro / 500px / Getty Images/500px Pour aider les astronautes, la Nasa va devoir créer un fuseau horaire pour la Lune.

LUNE - Quelle heure est-il sur la Lune ? C’est une question à laquelle la Maison Blanche souhaite que la Nasa réponde. Un mémo envoyé cette semaine par le Bureau de la politique scientifique et technologique (OSTP) des États-Unis, un service rattaché à la Maison Blanche, demande en effet à l’agence spatiale d’établir un système de référence temporelle centré sur la Lune, en collaboration avec d’autres agences américaines et internationales.

La mission IM-1 est arrivée sur le pôle sud de la Lune, une zone très convoitée en raison de la présence d’eau

L’OSTP donne jusqu’à fin 2026 à la Nasa pour mettre en place ce qui est appelé le « temps lunaire coordonné », rapporte The Guardian. Celui-ci servirait notamment de référence temporelle pour les engins spatiaux et les satellites lunaires dont les missions requièrent une extrême précision.

Il ne s’agit pas ici d’un fuseau horaire traditionnel comme sur Terre, mais plutôt d’un cadre de référence temporel complet pour la Lune. La gravité étant moindre sur la Lune, le temps s’y écoule plus rapidement – de l’ordre infinitésimal de 58,7 microsecondes par jour – que sur la Terre.

Kevin Coggins, haut responsable des communications et de la navigation à la Nasa, établit auprès de Reuters une comparaison pour expliquer ce concept abstrait : « une horloge atomique sur la Lune aura un tic-tac différent de celui d’une horloge sur Terre. Il est logique que lorsque vous vous rendez sur un autre corps, comme la Lune ou Mars, chacun ait son propre rythme cardiaque ».

Programme Artemis

À partir de septembre 2026, la Nasa prévoit d’envoyer des missions d’astronautes sur la Lune dans le cadre de son programme Artemis. Celui-ci prévoit également l’établissement d’une base lunaire scientifique qui pourrait préparer le terrain pour de futures missions vers Mars. Des dizaines d’entreprises, de vaisseaux spatiaux et de pays participent à cet effort.

Mais selon un responsable de l’OSTP, en l’absence d’une norme de temps lunaire unifiée, il serait difficile de garantir la sécurité des transferts de données entre les engins spatiaux et la synchronisation des communications entre la Terre, les satellites lunaires, les bases et les astronautes.

Les divergences temporelles pourraient également entraîner des erreurs dans la cartographie et la localisation des positions sur la Lune ou en orbite autour d’elle.

Selon le mémo de l’OSTP, la définition des modalités de mise en œuvre du « temps lunaire coordonné » nécessitera des accords internationaux, par le biais des « organismes de normalisation existants » et entre les 36 Nations qui ont signé le pacte appelé « accords Artemis ». Celui-ci, pas ratifié par la Chine et la Russie, concerne la manière dont les pays agissent dans l’espace et sur la Lune.

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