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"Napoléon" : un historien démêle le vrai du faux du film de Ridley Scott

L’épopée de Napoléon est si romanesque, tellement jalonnée de péripéties qu’elle semble parfois quitter le domaine de l'histoire pour celui de la légende. Et Dieu sait si l'empereur, obsédé par sa postérité, y a contribué. Déjà hypothétique, la quête de la vérité se complique quand le cinéma s’en mêle. Comme presque tous les auteurs de biopics, Ridley Scott reconnaît volontiers s’être offert des libertés. Décryptage de quatre moments du film, avec l’aide de l'historien Patrice Gueniffey, auteur de Bonaparte (éd.Gallimard).

Au début du film, Robespierre se voit mis en accusation à la Convention le 9 Thermidor (27 juillet) 1794. Passe encore qu’on le voit tenter de se suicider dans l’enceinte de l’Assemblée et non pas à l’Hôtel de Ville où il se retranchera effectivement. Mais en aucun cas, Bonaparte ne participait en coulisse à la fronde, comme on le voit à l’écran. "Ce jour-là, il est en Italie, dans le cadre d’une mission pour préparer l’invasion du pays. Bonaparte était proche des Montagnards du Club des jacobins et notamment ami avec Augustin, le cadet de Robespierre, qu’il a connu lorsque celui-ci accompagnait l’armée d’Italie" analyse Patrice Gueniffey. Après le siège de Toulon en décembre 1793, Augustin fait l’éloge du rôle décisif du jeune capitaine qu’il contribue à promouvoir au grade de général. Mais peu désireux de se mouiller politiquement, ce dernier refuse les rênes de la Garde Nationale. "S’il avait été en renfort de Robespierre le 9 Thermidor, le sort de la Révolution (...)

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