Nantes finira-t-elle en Bretagne ?

Par Audrey Emery
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Manifestants lors de la manifestation pour la réunification de la Bretagne à Rennes, brandissant des Gwenn ha Du, le drapeau breton.

La question inflammable revient en force avec l'appui d'élus et une nouvelle génération de militants qui s'éloignent du terrain identitaire.

Depuis le 17 décembre, le Gwenn ha Du flotte sur l'hôtel de ville de Nantes. La maire Johanna Rolland (PS) honore ainsi une promesse de campagne. Pour son deuxième mandat, elle a aussi créé un drôle de poste : celui d'adjoint aux enjeux bretons. Enfin, le 5 février, le conseil municipal a adopté un vœu appelant l'État à organiser un référendum sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne. Trois jours plus tard, les élus de Rennes faisaient de même. « Des tabous ont sauté, de tels vœux étaient impensables il y a encore quelques années », salue Florian Le Teuff, l'adjoint chargé des enjeux bretons, justement, de Nantes.

Que l'on ne s'y trompe pas : tout comme Johanna Rolland, la maire de Rennes Nathalie Appéré (PS) n'est pas favorable à la réunification de la Bretagne historique - y préférant un renforcement des coopérations et souhaitant sans doute ne pas avoir à statuer sur une nouvelle capitale régionale. Mais les deux édiles sont tenus par leurs engagements électoraux vis-à-vis de leurs colistiers d'EELV, aux penchants régionalistes.

Elles sont aussi soucieuses de donner suite à la pétition que l'association Bretagne réunie a lancée à l'automne 2018 pour demander un référendum et qui a recueilli 105 000 signatures d'électeurs de Loire-Atlantique. Soit un peu plus de 10 % du quorum électoral, contraignant ainsi le conseil départemental à se saisir de la question. À l'époque, la loi NOTRe prévoyait un droit d'option permettant à un département de [...] 

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