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“Tout n’est que boue et décombres” : les images des graves inondations dans l’État de São Paulo

En moins de vingt-quatre heures, il est tombé plus de 600 millimètres d’eau à plusieurs endroits. Soit plus de 600 litres d’eau par mètre carré. Des indices pluviométriques qui font partie “des plus importants jamais enregistrés au Brésil dans une situation non liée à un cyclone tropical”, explique Folha de S. Paulo.

Comme la plupart des médias brésiliens, le quotidien revient sur les fortes intempéries qui ont fait au moins 36 morts dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 février sur le littoral de São Paulo. Une région très fréquentée en cette période de carnaval.

L’état d’urgence a été décrété dimanche 19 février dans quatre municipalités (São Sebastião, Ilhabela, Caraguatatuba et Bertioga) par le gouverneur, Tarcísio de Freitas, et le président Luiz Inácio Lula da Silva doit se rendre sur place lundi 20 février.

Plages dévastées, routes effondrées

Des images de la région diffusées par des médias locaux ou sur les réseaux sociaux témoignent de l’ampleur des dégâts. Des quartiers se sont retrouvés sous l’eau, des décombres d’habitations ont été emportés par les glissements de terrain, des plages ont été dévastées et des routes se sont effondrées.

Dans certains quartiers, comme ici à São Sebastião, des chaînes humaines se sont formées pour aider les familles prises aux pièges.

Le bilan humain devrait probablement s’alourdir dans les prochaines heures. “Malheureusement, il y aura de nombreux décès”, a expliqué le chef de la défense civile de l’État de São Paulo, le colonel Henguel Ricardo Pereira, cité par Folha de S. Paulo dans un autre article.

Le maire de São Sebastião, Felipe Augusto, a expliqué au quotidien que tous les accès à sa ville étaient coupés et que “plusieurs maisons [s’étaient] effondrées” :

“De nombreuses personnes sont encore sous les décombres. Les équipes de sauvetage ne peuvent pas accéder à plusieurs endroits. La situation est très chaotique.”

“Tout n’est plus que boue, débris, gravats et décombres. C’est vraiment traumatisant”, a ainsi rapporté Pauleteh Araújo, conseillère municipale de São Sebastião, dont le témoignage a été recueilli par O Estado de São Paulo.

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