Nîmes: enquête ouverte après qu'un commerçant a interdit l'accès à sa supérette aux femmes voilées

Cyrielle Cabot
·1 min de lecture

Une enquête a été ouverte par le parquet de Nîmes pour "discrimination et refus de vente".

Le parquet de Nîmes a ouvert une enquête préliminaire ce vendredi pour "discrimination et refus de vente" après qu'une supérette de la ville a placardé sur sa devanture une affiche interdisant l'accès au magasin "aux femmes voilées", révèle Midi Libre. Le propriétaire risque jusqu'à trois ans de prison.

Sur des photos de l'affiche diffusées sur les réseaux sociaux, on peut lire: "A compter de ce jour, toute personne voilée ne sera pas autorisée à rentrer dans le magasin." Des propos qui ont choqué de nombreux internautes alors qu'au même moment un nouvel attentat touchait la ville de Nice. Selon le quotidien, plusieurs personnes faisaient ainsi part de leur intention de porter plainte et d'organiser une manifestation devant le magasin.

Le magasin dégradé

Si le directeur de la supérette a refusé de communiquer, le groupe Casino, propriétaire de la marque, a réagi sur Twitter:

"Nous venons de prendre connaissance de cette affiche, nous la condamnons avec la plus grande fermeté. Il s'agit d'une initiative personnelle qui va à l'encontre des valeurs de l'enseigne. Nous avons fait le nécessaire pour tout faire retirer."

Selon Midi Libre, ce vendredi matin, le magasin nîmois avait été caillassé et la vitrine était totalement dégradée. Une autre enquête a ainsi été ouverte sur les messages de haine reçus par le commerçant sur les réseaux sociaux.

Article original publié sur BFMTV.com

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