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Nétanyahou demande à son armée de préparer l’évacuation des civils de Rafah

Benyamin Nétanyahou a affirmé vendredi que “les civils massés dans la ville de Rafah, au sud de la bande de Gaza, pourront évacuer les lieux avant que l’armée israélienne n’y commence ses opérations”, écrit The Times of Israel.

“Il est impossible d’atteindre l’objectif de guerre consistant à éliminer le Hamas en laissant quatre de ses bataillons à Rafah”, soutient le Premier ministre israélien. “D’un autre côté, il est clair qu’une opération massive à Rafah nécessite l’évacuation de la population civile des zones de combat”, ajoute-t-il.

Mais les services de M. Nétanyahou n’ont donné “aucun détail sur le moment où les évacuations pourraient avoir lieu, ni sur le jour où l’armée israélienne pourrait entrer dans la ville, ni sur l’endroit où les [réfugiés] pourraient s’installer”, observe The New York Times. “De nombreux civils de Rafah s’abritent dans des tentes de fortune” et affirment qu’il n’y a “plus aucun endroit à Gaza pour éviter les bombardements israéliens”.

“Environ 1,4 million de Palestiniens se sont réfugiés à Rafah après que l’armée israélienne a envahi Gaza et ordonné à la population d’évacuer les parties nord et centrale de l’enclave”, poursuit le quotidien américain. “De nombreuses personnes ont déménagé à plusieurs reprises au cours des quatre derniers mois et expliquent que trouver suffisamment de nourriture, d’eau et de médicaments est devenu un combat quotidien”.

“Nulle part où aller à Gaza”

Le coordinateur aux Affaires humanitaires des Nations unies Martin Griffiths s’est alarmé vendredi des annonces israéliennes et s’est demandé où les réfugiés étaient “censés aller”, alors que “beaucoup s’attendent à un nouveau bain de sang à Gaza”, remarque Al-Jazeera.

“Leurs maisons ont été détruites, leurs rues minées, leurs quartiers bombardés”, déclare M. Griffiths. “Ils sont sur les routes depuis des mois, bravant les bombes, les maladies et la faim. Où sont-ils censés être en lieu sûr ? Il n’y a plus nulle part où aller à Gaza”, a-t-il affirmé.

L’Orient-Le Jour est allé parler aux réfugiés de Rafah, qui ont “érigé des dizaines de milliers de tentes et de logements de fortune bricolés en tôles, poteaux métalliques et branches d’arbres”. Parmi eux, Oum Ahmed Al-Burai, une déplacée du camp d’Al-Shati âgée de 59 ans, qui vit “avec ses quatre filles et trois de ses petits-enfants”.

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