Municipales : la déroute de La République en Marche

·3 min de lecture
Agnès Buzyn, symbole de la déroute de La République en Marche lors de ces municipales.

Symbole de cette déroute : Agnès Buzyn. La tête de liste de la majorité dans la capitale, candidate dans le XVIIe arrondissement, n’a pas même pas eu le nombre de voix suffisants pour siéger au conseil de Paris.

Débâcle pour le parti de la majorité aux élections municipales. Sibeth N’Diaye, porte-parole du gouvernement, n’a pas cherché à nier la défaite : “Ce soir nous éprouvons une déception, parce qu’il y a des endroits où notre propre division interne nous a conduits à des scores extrêmement décevants”, a-t-elle affirmé en estimant que “dans les mois à venir”, la République en marche ne pourrait “se permettre ce genre de divisions”.

Paris, une campagne chaotique pour la majorité

La défaite la plus symbolique pour LREM a bien eu lieu dans la capitale, où la campagne a été mouvementée. Entre la candidature dissidente de Cédric Villani, le retrait de la candidature de Benjamin Griveaux à un mois du premier tour après la diffusion d'une vidéo à caractère sexuel, et la débâcle de la ministre de la Santé Agnès Buzyn, la campagne a été catastrophique à Paris pour la majorité.. Candidate dans le XVIIe arrondissement de Paris, Agnès Buzyn n’a pas récolté suffisamment de voix pour siéger au conseil de Paris. Sa liste récolte environ 13% des voix.

Des alliances contre-productives

Au-delà des divisions internes, plusieurs alliances nouées dans l’entre-deux tours se sont révélées infructueuses. Voire contre-productives. La situation de Lyon, où malgré une alliance qui a beaucoup fait Grégory Doucet, qui a remporté plus de 50% des suffrages contre seulement 30% pour Yann Cucherat (LREM /LR). Une alliance 100% perdante pour le parti de la majorité, puisqu’en contrepartie, Gérard Collomb, candidat LREM à la Métropole, se désistait au profit du candidat LR.

Après ces alliances, la commission nationale d’investiture de LREM avait décidé de retirer son investiture à Gérard Collomb et son adjoint Yann Cucherat. Lyon n’est pas la seule ville où des alliances ont semé la zizanie dans le parti : les candidats de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), Châtillon et Colombes (Haut-de-Seine) ont été désinvestis par LREM pour le second tour.

Au total, selon Libération, le parti de la majorité a noué 76 alliances avec la droite et 33 avec la gauche dans l’entre-deux tours. Des alliances qui n’ont pas été non plus fructueuses dans les grandes villes. À Bordeaux, Strasbourg et Tours, les candidats écologistes ont été élus malgré des alliances entre les candidats de la majorité et de la droite.

Des membres du gouvernement battus

Les résultats des membres du gouvernement candidats n’ont pas non plus été à la hauteur des espérances au second tour. Mis à part l’élection d’Edouard Philippe au Havre, Gabriel Attal, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse et candidat à Vanves sur la liste de la majorité, n’a récolté que 19,87% des voix, derrière le candidat écologiste (26,77%) et le candidat UDI (53,35%).

De son côté, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’Economie et des Finances, était candidate dans le XVIe arrondissement de Paris, sur la liste de Hanna Sebbah. Elle a été largement battue par le candidat de droite Francis Szpiner. Même défaite pour Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, battue dans le XIVe arrondissement de Paris par la candidate PS Carine Petit.

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles