Publicité

Movember : le cancer de la prostate représente un quart des tumeurs masculines

Tous les hommes sont invités à se laisser pousser la moustache pendant 30 jours pour sensibiliser au cancer de la prostate
Tous les hommes sont invités à se laisser pousser la moustache pendant 30 jours pour sensibiliser au cancer de la prostate

Avec 50 400 nouveaux cas en 2015, le cancer de la prostate est le plus répandu chez les hommes en France. Son pronostic vital est cependant très bon, à condition d’être diagnostiqué à temps.

En novembre, c’est Movember. À cette occasion, les hommes sont invités à se laisser pousser la moustache pendant 30 jours. Movember est tiré de la contraction de "mo", qui veut dire "moustache" en argot australien, et de "november" qui signifie novembre en anglais. Cette campagne vise à sensibiliser les hommes aux cancers masculins comme le cancer de la prostate et le cancer des testicules et à récolter des fonds pour la recherche médicale. Contrairement aux femmes qui sont suivies régulièrement par un gynécologue, les hommes consultent lorsque la maladie est bien installée.

Un cancer sans symptôme

Généralement, le cancer de la prostate évolue sans symptôme. D’où l’importance de se faire diagnostiquer. La maladie est très rare avant 50 ans et son incidence augmente avec l’âge. L’âge moyen au moment du diagnostic est de près de 70 ans. Plus rarement, à un stade avancé, "une infection de l’appareil urinaire, la présence de sang dans les urines, une rétention d’urine, des douleurs dans le bas du dos ou dans les os" peuvent apparaître, énumère l’Institut National du Cancer (Inca).

Le diagnostic consiste à un examen clinique, avec toucher rectal. Le médecin peut prescrire une prise de sang et des examens complémentaires pour confirmer la présence d’une tumeur. Repéré suffisamment tôt, le cancer de la prostate se soigne très bien. Opérations, radiothérapie, chimiothérapie… Le traitement dépend ensuite notamment de la localisation de la tumeur et de son agressivité. Parce qu’ils ont une influence sur la sexualité et la fertilité, un accompagnement dédié est aussi mis en place.

Le cancer de la prostate "se situe au 3e rang des décès par cancer chez l’homme avec cependant une baisse sensible du nombre des décès depuis 1990", rapporte Ameli. Une amélioration liée aux traitements plus efficaces mais aussi au dépistage précoce. Aujourd’hui 88% des cancers sont pris en charge avant qu’ils ne métastasent.

VIDÉO - Les pathologies de la prostate les plus fréquentes