"Mourad, l’ange gardien de Barbès !" : dans “Sept à Huit”, ce responsable d'une supérette vient en aide à des jeunes femmes livrées à elles-mêmes et émeut les internautes

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La bienveillance de Mourad envers des jeunes femmes livrées à elles-mêmes a émeut les internautes.

Ce dimanche 26 septembre, “Sept à Huit” a diffusé un document exclusif intitulé “Les filles de Barbès : ados fugueuses, l’enfer de la rue”. Dans ce reportage, les journalistes ont suivi le quotidien de jeunes femmes fugueuses errant dans les quartiers les plus malfamés de Paris. Entre drogues, violences, squats et délinquance, ces jeunes femmes, méfiantes envers les adultes, sont livrées à elles-mêmes. Certaines d’entre elles ont la chance de connaître Mourad, responsable d’une supérette dans le quartier de La Chapelle, qui n’hésite pas à leur venir en aide.

Mélanie, Sarah, Dounia, sont trois (très) jeunes femmes qui ont un point commun : elles sont toutes trois fugueuses, ont toutes souffert de contextes familiaux douloureux et vivent seules dans les rues les plus dangereuses de la capitale, dans le quartier de Barbès. Dans le reportage qui leur a été consacré ce soir sur TF1 dans “Sept à Huit”, on suit leur quotidien fait de violences, de mauvaises rencontres, d’insécurité, de nuits passées dans des squats, d’idées noires et de vols à la tire. Mélanie dort depuis deux mois dans une voiture, au 3e sous-sol d’un parking souterrain situé porte de Clignancourt : “En fait, t’as pas le choix, soit tu dors dehors, dans la rue, t’as froid ou tu préfères dormir dans une voiture et avoir plus chaud” dit-elle face à la caméra. Plusieurs voitures, non abandonnées, ont ainsi été forcées par des jeunes comme Mélanie pour être transformées en lits de fortune. Après sa nuit passée dans le parking souterrain, Mélanie passe ses journées à errer à pied dans les rues du 18e arrondissement : “Toute la journée, je fais comme ça, je marche. Je cherche quoi faire mais… je trouve pas. (...) Je réfléchis si je vole ou pas les gens.” Avec 500 euros de RSA mensuels comme seule source de revenus, la jeune femme a fui un foyer où elle était placée à l’âge de 12 ans. Elle dit avoir souffert de violences familiales. Après avoir fugué, Mélanie est peu à peu entrée dans l’engrenage de la drogue, du cannabis, de l’ecstasy et des médicaments.

“Heureusement qu’il y a encore des gens comme Mourad !”

Comme Mélanie, entre 15 et 20 jeunes femmes sont livrées à elles-mêmes, en plein coeur de Paris. Elles sont pour la plupart Françaises et fugueuses. Ce phénomène, Mourad, gérant d’une supérette Carrefour dans le quartier de La Chapelle, l’a observé depuis ces deux dernières années : “Elles essaient de voler et on le comprend très bien. (...) On les prend en contact, on leur donne à manger et à partir de là on a commencé le vrai contact avec les petites filles.”

L’arrivée de ces jeunes femmes suscite la convoitise de certains hommes du quartier. La supérette de Mourad s’est donc transformée en refuge pour les fugueuses. Pour alerter les autorités, ce père de famille n’hésite pas à prendre en photo les blessures de ces jeunes filles en détresse, des blessures dont elles sont victimes ou qu’elles se sont elles-mêmes infligées. Dans le reportage, on le voit ainsi venir en aide à Sarah, 17 ans, ivre, désirant acheter une bouteille de whisky dans son magasin. La jeune femme a fui son foyer. Le commerçant, après avoir convaincu Sarah de ne pas acheter cette bouteille, a même repris contact avec son éducateur.

Par sa bienveillance, son écoute et l’aide qu’il apporte à ces jeunes femmes, ce bon samaritain a fait l’unanimité sur Twitter.

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