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MotoGP: "C’est dur, mais actuellement on n’est pas dans le top 10", prévient Quartararo

Fabio, dans quel état d’esprit êtes-vous avant d’entamer la saison ?

Ça va être intéressant de voir où on est positionné au Qatar pour ce premier Grand Prix mais la saison est longue. On est dans un moment où c’est un peu plus compliqué techniquement pour nous donc il va falloir qu’on prenne notre temps.

Qu’est ce que le team Yamaha a mis en place cet hiver pour progresser après une année 2023 très décevante ?

On a eu pas mal de changements avec l’arrivée de nouveaux ingénieurs. Je sens que l’équipe est motivée. La façon dont on travaille est totalement différente. Je pense que ce sont des choses positives et j’espère que ça va marcher de mieux en mieux.

Malgré les essais hivernaux difficiles pour Yamaha, on vous sent optimiste.

Ce qui donne envie de commencer cette saison c’est de voir qu’on a changé beaucoup de choses, qu’on travaille différemment, qu’on est plus motivés, qu’on est plus agressifs. En tant que pilote, voir cette motivation ça fait du bien.

Avez-vous réussi à mettre l’année 2023 de côté ou allez-vous vous en servir pour évoluer ?

Les deux… Il faut mettre les résultats de côté c’est sûr. Sur l’aspect expérience personnelle et le travail fait, c’est très important. Ça peut vraiment nous servir pour cette année. La première partie de saison dernière était compliquée, vraiment… Mentalement voir que tu passes de la bataille pour la victoire à une bataille pour le Top 10, c’était très dur mais j’ai appris pas mal de choses pour les années à venir.

Sur sa fin de contrat : "Il ne va pas falloir se précipiter"

Fabio Quartararo est-il toujours le pilote combatif qu’on a connu ?

J’ai le choix en 2022 de prolonger 2 ans avec Yamaha. Ce n’est pas parce qu’on vit des moments difficiles qu’il faut jeter l’éponge. Je suis le premier à être là pour l’équipe, à travailler, à partir le plus tard possible s’il le faut pour être de retour. Je suis sûr que ma mentalité est très forte dans cet aspect-là, travailler toujours plus dur.

Vous êtes en fin de contrat à la fin de la saison avec Yamaha, est-ce que ça pèse ?

C’est quelque chose qui peut peser. Mais les nouvelles arrivées d’ingénieurs, la nouvelle façon de travailler, les étapes qu’on a pu franchir sur les tests, c’est très positif même si on est encore très loin. C’est intéressant de voir ce qu’on a fait sur ces tests. Il va falloir bien valoriser le futur, bien valoriser le nouveau contrat mais ne pas trop se précipiter.

Avec cette échéance de la fin de contrat, le début de saison est-il encore plus capital pour faire un choix rapidement ?

Peut-être. Après faire le choix de partir ou non, c’est toujours très compliqué. Chaque année c’est un peu la même chose, on commence la saison en ne sachant pas trop ce qu’on veut. Là, c’est encore plus dur parce que les résultats ne sont pas au top mais on a vu un gros changement de mentalité. Ça va prendre du temps et pour moi ce sera un choix très difficile.

"Se battre pour des podiums, ce serait bien même si on ne le fera pas pour le moment"

Le choix est-il encore plus difficile à faire parce que vous avez été titré avec Yamaha ?

Ce sera compliqué, c’est sûr. Mais je veux me concentrer sur cette année, faire le maximum. Je vais essayer de faire une parenthèse sur mon futur mais cette année je suis 100% concentré pour faire évoluer la moto. Il va juste y avoir un moment où va falloir penser à mes 2 prochaines années. Ce sera un moment difficile mais on est dans cette situation tous les 2 ans.

Où se situe Yamaha dans la hiérarchie avant cette première course de la saison ?

Sincèrement, je ne pense pas qu’on soit dans le Top 10 pour le moment sur ce circuit au Qatar. On a vu que d’autres marques étaient bien en avance sur nous. En dessous de nous il n’y a que des motos japonaises. C’est assez dur à entendre, il y aura d’autres courses mais on n’est pas au top du top.

Qu’attendez-vous de cette saison ?

Ce que je recherche c’est de m’amuser. Même si la moto s’est améliorée, quand on est à des positions aussi éloignées de la première place, on ne profite pas. On profite quand on gagne et malheureusement on ne le fait pas en ce moment. C’est sûr qu’essayer de se battre régulièrement pour des podiums, ce serait quelque chose de bien. Actuellement, on ne le fera pas mais on va donner le maximum pour le faire.

Article original publié sur RMC Sport