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Motion de censure : le « tu casses, tu répares » de Gabriel Attal détourné par ses adversaires à l’Assemblée

POLITIQUE - Un boomerang au Palais Bourbon. Le coordinateur des insoumis, Manuel Bompard, a présenté ce lundi 5 février la motion de censure déposée par les quatre groupes de gauche pour sanctionner Gabriel Attal et son choix de faire l’impasse sur un vote de confiance au Parlement.

Gabriel Attal résiste à sa première motion de censure à l’Assemblée nationale, le texte de la gauche rejeté

L’occasion pour le député de Marseille et plusieurs autres orateurs de reprendre une déclaration marquante du Premier ministre lors de sa déclaration de politique générale, une semaine auparavant, à la même tribune.

Pour incarner le « réarmement civique » voulu par Emmanuel Macron, Gabriel Attal avait alors lancé cette maxime à l’adresse des jeunes délinquants : « Tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies, tu défies l’autorité, on t’apprend à la respecter. » Une phrase qui trouve aujourd’hui un écho particulier à l’Assemblée nationale, à l’heure où la gauche tente de faire chuter son gouvernement.

« Tu salis la République, tu pars avec ta clique »

« Je vous prends donc au mot monsieur le Premier ministre », a ainsi répliqué Manuel Bompard ce lundi, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête de l’article, avant d’ajouter : « Tu casses l’État, tu t’en vas. Tu salis la République, tu pars avec ta clique. Tu défies le Parlement, le Parlement t’apprend à le respecter. »

Quelques minutes plus tard, c’est le président du groupe socialiste à l’Assemblée, Boris Vallaud, qui a usé de la même référence en fustigeant les réponses sociales et économiques promises par Gabriel Attal « plus vieilles que vous, qui sentent la naphtaline. » « Vous venez d’arriver monsieur le Premier ministre et il est déjà temps de partir, a-t-il presté, car nous savons que vous ne nettoierez pas ce que vous aurez sali et que vous ne réparerez pas ce que vous aurez cassé. »

Rebelote quelques secondes plus tard avec le communiste Nicolas Sansu, cette fois-ci à l’adresse des « puissants ». « Tu te casses avec tes dividendes, tu paies et on répare. Tu salis la France en partant avec ta fortune dans un paradis fiscal, tu es taxé et on nettoie », a-t-il lâché à la tribune pour mieux critiquer un gouvernement « autoritaire avec les petits, libéral avec les puissants. »

Au-delà de ces slogans, les communistes, écologistes, socialistes et insoumis - qui accusent le chef du gouvernement de faire « la guerre aux pauvres » avec ses annonces sur la suppression de l’allocation de solidarité spécifique, remplacée par le RSA, pour les chômeurs en fin de droits ou la promesse d’assouplissement de la loi SRU sur les logements sociaux -auront bien du mal à atteindre leur but, ce lundi. Il faudrait, pour cela, que le Rassemblement national et une bonne partie du groupe Les Républicains votent la censure avec eux. Ce qui, sauf grande surprise, n’arrivera pas. Pour l’instant.

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